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Histoire Modifier

L'entrée de Châtillon dans l'histoire est tardive, car elle n'apparait qu'en 1192. Quelques maisons autour d'un "petit château" forme un village dont il ne reste aucune trace, ni emplacement certain.

Le bourg subit l'influence de Paris et sera dévastée et ruinée plusieurs fois. Son rattachement à des possessions royales en 1700 signale le début de sa prospérité. Rien d'étonnant à ce qu'on y traça une route moderne pour faciliter le passage des convois princiers.

Outre l'agriculture, le présence d'eau et de sable facilitent les activités de faïencerie et de fonderie. Mais c'est l'extraction du calcaire et du gypse qui fourniront une importante activité d’extraction de la pierre jusqu’au début du XXe siècle. Il est résulte un sous-sol gravement miné.

Pendant la Révolution, Châtillon porta le nom révolutionnaire de Montagne-l'Union.

En raison d'une redoute construite à la hâte, la ville fut le théâtre de deux batailles durant le siège de 1870 : du 17 au 19 septembre et le 13 octobre.

Au fil de la route Modifier

La route principale de Châtillon a donc évolué au cours des ages, même si rien ne prouve que le chemin médiéval fut largement utilisé.

Ce tracé médiéval correspondrait aux rues de la République et Pierre Sémard, puis, par la rue de la Gare, qui conserve quelques éléments anciens, dont cette plaque de cocher (voir ICI). Le chemin passait ensuite par la rue de Fontenay et enfin par par la rue du plateau. Cette dernière illustre bien, par sa forte pente, toute les difficultés pour accéder au plateau de Châtillon. La présence d'édifice ancien confirme ainsi l'ancienneté du chemin, comme :

  • La Folie Desmares, qui fut aussi un rendez-vous de chasse de Louis XV.

Pour adoucir la pente, le grand chemin de communication à Châtillon fut tracée à l'écart du précédent. Ce sont les actuelles rue Gabriel Péri et Leclerc et l'ancienne rue du Ponceau sur les cartes.

C'est deux chemins se rencontraient au sommet de la butte de Châtillon. Le café Biret, tirera profit de cette situation en faisant construire une tour d'observation, permettant à la clientèle de profiter du meilleur panorama de Paris. La première version de cette tour était typique de l'architecture des années 1900. Une deuxième version, tout en béton (voir ICI), vient d'être abattue pour l'édification d'un grand ensemble.

2 lignes de tramways urbains y circulaient en partie, le 86 (Fontenay Aux Roses Mairie - Avenue Victoria, fermé en juillet 1936) et le 127 (Montrouge, prolongé ensuite vers Fontenay - St Germain des Prés, transformé en 86bis et fermé en juillet 1936).

Le Fort de Vanves Modifier

Construit vers 1845 pour faire partie de la première ceinture de forts chargée de renforcer l'enceinte de Thiers. Il est toujours occupé par l'armée.

Le Fort de Châtillon Modifier

Il remplaça la redoute provisoire de 1870. La construction commença en 1874, dans le cadre du plan Séré de Rivières. Il n'eut guère d'utilité par la suite sauf à la Libération où le fort servit de prison : Darnand, Luchaire, Bucard et Hérold-Paquis y furent fusillés.

Son histoire bascule en juillet 1946, quand il devint le premier centre de recherche du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Frédéric Joliot-Curie en fut le premier directeur. C’est ici que fut assemblé la pile Zoé, première pile atomique française, en 1948.

Le choix d'une telle implantation peut étonner alors que le fort se trouvait déjà dans une zone densément peuplée (voir la photo IGN de 1949 - on remarquera les bâtiments militaires floutés). La majeure partie du fort sera rasé en 1957 pour faire place à des éléments plus fonctionnels..

Vues de la route Modifier

976 001
La rue de la gare, vue vers Paris.

Des immeubles modernes ont remplacé le côté gauche, mais la rue est toujours aussi étroite.

Vue actuelle : [1]

233 001
Le cœur de Châtillon, relativement Préservé.

Vue actuelle : [2]

868 001
Le début de la rue du Ponceau (aujourd'hui, Gabriel Péri). Largement bouleversé par l'urbanisme.

La maison de gauche a été abattu récemment.

Vue Actuelle : [3]

782 001
Le marché de Châtillon, qui a laissé place à un supermarché

Vue actuelle : [4]

400 001
Croisement avec la rue de la Mairie.

La modernité a également fait abattre beaucoup de maisons.

Vue actuelle : [5]

439 001
La Tour Biret dans sa première version.

Aujourd'hui, la café vient d'être détruit pour un ensemble moderne.

Vue actuelle : [6]

240 001
Rue du Fort et monument des combats de 1870.

Beaucoup de maisons furent détruites pour faire passer la N306 moderne en contrebas dans la rue.

Vue actuelle : [7]

Pour en savoir plus Modifier

Histoire de Châtillon : [8]

Histoire des monuments et des lieux de Châtillon : [9]

Description de la tour BIRET : [10]

Des précisions sur la redoute et le fort de Châtillon : [11]