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Le nom de Courbevoie est mentionné sous la forme latinisée Curva Via vers 850 (« courbe voie »). D'après certain érudits, cela se référerait à un coude de l'ancienne voie romaine qui reliait Lutèce à Rotomagus (Rouen). Une théorie étonnante alors qu'il est quasi sur que cette voie devait passer par St Denis, bien à l'écart, donc, de Courbevoie.

Reste que l'ancien chemin de St Germain, une fois franchie la Seine, abordait la butte de Chantecoq par une courbe.

HistoireModifier

Courbevoie devait être un petit hameau de pêcheurs et de vignerons. Au VIIIe siècle, le village dépendait de l'abbaye de Saint-Wandrille ; puis passa sous l'autorité de l'abbé de Saint-Denis au XIIe siècle.

Au milieu du XIIe siècle, les Courbevoisiens rachetèrent leur liberté pour vendre librement leurs produits, sans corvée. Le village profita ensuite d'un accès direct vers Paris, grâce au premier pont de Neuilly en 1609. À la fin des années 1750, Courbevoie devient une ville de garnison. Le village voit alors sa population doubler. Des ouvriers, des artisans et de nombreuses petites entreprises s'y installent. Parallèlement, jusqu'à la fin du XIXe siècle, la culture des vignes restera une activité importante de Courbevoie.

Mais alors que la ville comptait moins de 1 500 habitants à la fin du XVIIIe siècle, la population va augmenter très rapidement au cours du siècle suivant, atteignant 25 000 habitants à la fin du XIXe siècle en raison du développement de l'artisanat, de l'industrie et des moyens de transports (notamment du chemin de fer).

Cela vaudra à la ville de nombreuses victimes du fait des bombardements de la seconde guerre mondiale, notamment le bombardement américain du 31 décembre 1943. Deux usines principalement sont visées (SKF-CAM et Hispano-Suiza).

Après la guerre, avec l'aménagement du quartier de la Défense, la ville va très fortement se tertiairiser.

Au fil de la route : Modifier

En suivant la N13 médiévaleModifier

Ce parcours est parfaitement repérable sur les plans anciens. La route passait alors par le port de Courbevoie, à l'écart du village même. La création de l'Axe historique a du redonner une certaine tranquillité au quartier, jusqu'à ce que l’aménagement du quartier de la Défense ne vienne bouleverser les lieux.

La toponymie confirme le tracé de cette voie, qui passait donc par la rue du pont, souvenir évident de l'ancien pont de Neuilly, puis passait rue des Blanchisseurs (un métier en relation avec des besoins en eaux de la Seine toute proche) et la rue de St Germain.Tout fut rasé pour faire place à des bâtiments modernes, et seules les photos aériennes rappelle ce quartier, ainsi que le film : Le chat, tourné dans un environnement en cours de disparition (1971)...

Dans ce quartier émergera :

  • la Tour Doumer. Largement rénové en 1997, des affaires sont liées à sa transaction.
  • La Tour Neptune (1975).
  • La résidence des damiers : logements destinés en priorité aux salariés de l’assureur ASSUR (constructeur de la tour ...) qui souhaitait rapprocher au maximum ses collaborateurs de son siège. Plusieurs immeubles doivent être démolis pour le grand projet Hermitage Plaza.
  • La tour First, Sur l'emplacement même de la vieille route. Construite en 1974 et largement modernisée de 2007 à 2011.
  • La Tour Alto. En construction, en remplacement de l'immeuble des saisons (voir ICI).
  • La Tour CB21 - Ex Tour GAN, construite entre 72 et 74. Première tour qui subit une une campagne de protestation lors de sa construction, en demandant la réduction de sa hauteur jugée trop élevée et trop voyante depuis Paris.
  • Le Bassin, qui occupe aujourd'hui le croisement de la rue St Germain avec l'ancienne avenue de la Défense.

Vues de la routeModifier

765 001

La Rue st Germain en 1910. Vue vers la Défense. Aujourd'hui, en plein dans la résidence des Damiers.

Pour aller plus loin Modifier

Histoire de la Défense : [1]

Les bâtiments de la Défense : [2]