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Le Pecq, ancien alpicium qui veut dire hauteur, est situé sur la côte dominant le passage obligé sur la Seine de la grande route conduisant de Paris à St Germain.

Histoire rapide Modifier

Il semble que les derniers rois Mérovingiens avait un logis royal à l' abbaye d'Aupec (Le Pecq). Childebert III donna aux moines de cette abbaye, en 704, la terre d'Aupec et ses dépendances. Ainsi, le roi répondait, assez tardivement, à une requête de Wandrille, formulée en 666 à Clotaire III, qui confirmait à l'abbaye de Fontenelle une donation qui lui a été faite par la famille d'Érembert devenu moine de cette abbaye. Le Pecq développa également une activité portuaire importante.

En 1595, Henri IV demanda aux habitants du village de lui céder 18 à 20 arpents de terre, nécessaires pour prolonger les jardins du Château Neuf de St-Germain jusqu'à la Seine. En compensation, il exempta les Alpicois de la taille et de diverses taxes, privilège qu'ils conservèrent jusqu'à la Révolution. Sous l'Ancien Régime, le village connut de nombreux jours d'affluence lorsque les rois Louis XIII, puis Louis XIV se rendaient à Saint-Germain avec leur cour venant du Louvre à bord d'une galère royale qui accostait au Pecq.

Le village connut ainsi un essor commercial et les alpicois faisaient beaucoup la fête, profitant ainsi des vignobles sur ses coteaux bien exposés au sud-est. En 1837, la première ligne de chemin de fer pour voyageur fut inaugurée entre Paris et Le Pecq : il s'agit de la ligne de Paris à Saint-Germain-en-Laye. À l'époque, le terminus de la ligne se situe sur la rive droite de la Seine, joint au pont. Les locomotives étaient en effet incapables d'affronter la rampe nécessaire à l'ascension du coteau de Saint-Germain, qui domine le fleuve de plusieurs dizaines de mètres. Dix ans plus tard, cette première gare fut abandonnée car le prolongement de la ligne jusqu’au château de Saint-Germain (rendu possible par l’apparition du chemin de fer atmosphérique), avait imposé la création d’une autre gare, à seulement quelques centaines de mètres de là.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 3 mars 1942, Le Pecq fut durement touchée par un bombardement de la Royal Air Force. Longtemps considéré comme une erreur de la RAF, qui avait également missionné le bombardement des usines Renault de Boulogne-Billancourt, il semble bien qu'une partie des bombardiers avait pour mission l'attaque de l'OB-West allemand alors installé au Pavillon Henri IV à Saint-Germain. Si le maréchal Witzleben a survécu à ce bombardement (remplacé par von Rundstedt quelques jours plus tard), la ville subira de nombreux dégâts. Cela conduira les allemands à construire de nombreux bunkers aux alentours.

Le Pecq subira encore trois autres bombardements, visant à détruire le pont, mais sans résultats notables.

Au long de la route Modifier

Le Port du Pecq Modifier

Le port du Pecq se situait rive droite de la Seine, il eut une forte importance par le passé, bénéficiant de franchise royale, et faisant le lien entre Paris, la Normandie et la Bourgogne. Les lieux abritèrent également un orme de Sully, réputé comme étant l'un ayant survécu le plus longtemps aux plantations du ministre d'Henri IV.

Le Pont du Pecq Modifier

Pont-du-pecq

Représentation de la bataille du Pecq (1815), montrant l’apparence du pont de bois.

Comme son voisin de Chatou, le pont du Pecq eut une histoire compliqué. Un premier pont de bois fut construit en 1627 et emporté par les glaces en 1637. Une deuxième dura de 1649 à 1652, brûlé lors de la Fronde. Le troisième dura de 1665 à 1830 et vit les combats contre les prussiens le 1er juillet 1815. Il disparut emporté par les glaces. Ces ponts se trouvaient en amont de l'actuel et l'on passait alors par les actuelles rue Gabriel Morel et de Paris. Ces années 1830 marquent une certaine forme de modernisation, car outre l'arrivée du train signalé plus haut, on reconstruisit un nouveau pont de bois (1835) en aval des précédents, et on tracera une route moderne pour la nationale : l'actuelle avenue du Maréchal de Lattre. On notera également qu'une ordonnance royale de 1830 avait autorisé un certain M. Borde de rétablir un pont provisoire, soumis à péage, dans l'attente de la construction du nouveau pont. La guerre de 1870 fut fatale à ce pont de bois, et l'on construisit en 1872 un nouveau pont en pierre. Étroit, celui-ci se révéla fragile et peu adapté au trafic important. Endommagé lors des bombardements, il fut remplacé par le pont actuel, construit de 1960 à 1963.

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Les travaux en août 61. Un pont provisoire fut crée à l'endroit même des ponts du XVIIe siècle. Les quais sont en cours de transformation pour une créer une trémie.

Du temps des anciens ponts, on accédait au plateau de St-Germain par l'actuelle rue de Paris. Sa forte pente laisse imaginer les difficultés de circulation autrefois, avec les moyens de l'époque. Une grande partie du quartier historique a fait places à des immeubles modernes au cours des années 70.

Au cours de la montée, on retrouve encore L'Église Saint-Wandrille. La première église a été construite vers l'an 1000. La première pierre de l'église actuelle a été posée en 1739 par le duc de Noailles, alors gouverneur du domaine royal de Saint-Germain, et inaugurée six ans plus tard ; elle a été construite dans le style baroque avec un fronton triangulaire. C'est la croix Boissière, à l'entrée de St-Germain qui marque la fin d'une redoutable montée (voir ICI).

Vues de la route Modifier

483 001
Début de la rue de Paris, dos à la Seine. Tout a été balayé depuis.

Vue actuelle : [1]

127 001
La rue de Paris un peu plus en hauteur. Tout a disparu lors de la modernisation du quartier.

Vue actuelle : [2]

Pour aller plus loin Modifier

L'histoire du Pecq : [3]

La bataille détaillé du pont du Pecq : [4]

L’ordonnance de 1830 : [5]

Les 3 gares du Pecq : [6]