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Résumé rapide Modifier

Le Chemin de fer est devenu, dès sa création, un concurrent implacable de la circulation sur route. Les deux transports se livrant une guerre acharnée à coup d'innovation technologique, pour maintenir sa primauté en terme de vitesse et d'accès aux villes.

L'objectif du classement routier de 1811 était de formaliser l'existance de chemins viables et facilitant la circulation. Encore fallait-il des moyens de transports efficaces... que le transport animal ou les courriers rapides ne pouvaient à peine fournir.

L'arrivée de train va révolutionner la donne. Certes les premières locomotives étaient pesantes et peu rapides et chaque ligne nécessitait des investissement lourds. Mais quelle gain de vitesse !

Après la création d'une première ligne à intérêt industriel (St Etienne-Lyon dès 1827), la première ligne commerciale française sera ouverte en 1837, entre Paris et St-Germain-en-Laye. En peu de temps, une railwaymania s'empare du pays, portés par des investisseurs audacieux. Paris est rapidement reliée aux autre villes de France (Versailles en 1839, Orléans et Rouen en 1843, Tours et Lille en 1846, Le Havre en 1847, Nantes en 1851, Strasbourg en 1852, Bordeaux en 1853, Lyon en 1854, Marseille en 1855 et Toulouse en 1856) et les compagnies se multiplient... avec parfois des faillites retentissantes !

Sous le Second Empire, l'offre va se rationaliser, avec la mise en place de 6 grandes compagnies : Nord, Paris-Lyon-Méditerranée, Paris-Orléans, Midi, Est, Ouest. Le train connaît un tel succès, que l'on parle dans le même temps de supprimer les routes nationales, tant l'Etat à peu intérêt à maintenir un réseau peu utile.

Le Plan Freycinet (1879) va donner un nouveau souffle au réseau ferroviaire, en imposant de relier aux différents réseaux le plus de villes possibles. Ce fut certes un réussite tant pour les résultats que sur le plan électoral, mais cela passera par la création de lignes en voie métrique, sur des tracés difficiles avec du matériel peu efficace. La vitesse n'était pas au rendez-vous, alors que la route allait prendre sa revanche !

En effet, automobiles et camions apparurent au tournant du XXème siècle et devinrent des modes de transports de plus en plus efficaces. Et peu après que le réseau ferroviaire français atteignit son apogée en 1920, arrivèrent les premières fermetures de lignes. La création de la SNCF en 1938 renforça la rationalisation du réseau, où désormais ne devait subsister que les lignes rentables.

Des milliers de kilomètres lignes ferroviaires ont disparu mais ont laissé des traces dans le paysage. Parce que nombre d'entre elles ont influé sur le parcours des routes (ouvrages d'art, ou plus simplement, passage en accotements), un récapitulatif de ces lignes sera fait, sans toutefois se substituer à des travaux réalisés par des passionnés de l'histoire ferroviaire.

Sources Modifier

Pour les lignes en place, Wikipédia est irremplaçable et sera la référence.

Pour les lignes anciennes, deux sites essentiels :

  • L’évolution du réseau à travers le temps : Un travail impressionnant par M. Cima : ICI
  • Une reprise de toutes les lignes sur un fond de carte Geoportail : ICI

Également un site intéressant sur les tunnels ferroviaires de France : ICI

Et plus difficile d'accès, le même inventaire pour les viaducs détruits (en cours d'évolution), ICI.

Les lignes Modifier

Elles seront classées en suivant les anciennes régions françaises.