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L'histoire de Linas est intimement liée à celle de Montlhéry. Le village a grandi dans l'ombre de sa royale voisine, avant de prendre de l'importance lors de la construction de la N20 moderne.

Histoire rapideModifier

L'occupation ancienne du site est attestée par de nombreux vestiges. Implantée sur la route de Paris à Orléans, au passage obligé de la rivière Salmouille, Linas est à la fois un village-rue et un village-pont, devant sa prospérité à la route. Elle fut le siège d'un relais de Poste, ainsi que de nombreuses auberges. Les nombreux chevaux transitant par le village apportaient également aux maraîchers et cultivateurs une fumure abondante pour l’enrichissement de leurs terres.

Le chemin de fer mettra fin à l'ensemble des métiers dépendant de l'activité de la route, mais en 1894, la mise en service de l'Arpajonnais redonnera une nouvelle vigueur aux activités maraîchères. L'étroitesse du passage routier en centre ville amènera à la réalisation en 1952 d'une déviation de la route nationale.

Au fil de la route : Modifier

Alors que la N20 rectifiée apparaît très large au détour de Montlhéry, elle est fortement réduite à l'entrée de Linas par la rue Leclerc. L’ancienne route venant de Montlhéry passe par la rue Fromagère.

  • n° 20 rue de la division Leclerc : emplacement de l'ancien relais de Postes de Linas. En face, un panneau indicateur ancien subsiste (voir [1])
  • le Pont : La construction remonte au XVIIIe siècle. On notera sur le côté de ce pont la présence de rampes descendant vers la rivière, permettant aux chevaux de s'y abreuver. La chaussée a été élargie au début du XXe siècle et un parapet en béton a remplacé l'ancien (voir l'accès sud vers la rivière [2])
  • Mais le monument marquant de Linas reste l'Autodrome de Linas-Montlhéry. Construit sous l'impulsion d'Alexandre Lamblin, l'anneau de vitesse, en forme de cuvette, mesure 2,50 kilomètres de tour et fut terminé dès 1924. Un circuit routier comportant toutes les difficultés de la route est ajouté en 1925, l'ensemble mesurant 12,5 kilomètres.

L'Arpajonnais contournait Linas par une voie en tranchée, viabilisée aujourd'hui comme rue de l'Arpajonnais.

Vues de la routeModifier

970 002

La déviation de Linas dans les années 50, peu de temps après son ouverture.

Vue actuelle : [3]

981 001

L'entrée de Linas par la vieille route. Le tramway vient de Paris.

Vue actuelle : [4]

282 001

L'Entrée de Linas, vue vers Arpajon. La pub automobile est déjà bien envahissante.

Vue actuelle : [5]

076 001

Le pont sur la Salmouille vers 1900 et son état ancien. Les rampes sont bien visibles.

Vue actuelle : [6]

126 001

Etat du pont après réfection (vers 1920). Les panneaux routiers apparaissent.


Pour aller plus loin Modifier