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DescriptionModifier

A sa création en 1811, la Route Nationale 13 - sous sa désignation de Route Impériale 14 est décrite comme la route allant de Paris à Cherbourg. Classée comme route de première classe, elle se justifiait pour relier pour relier rapidement la capitale à Cherbourg et son arsenal maritime.

Le classement Napoléonien ne faisait alors que reprendre la Grande route de Normandie que l’Ancien Régime avait crée et modernisé.

Son tracé ne changera guère par la suite. Elle recevra par la suite quelques annexes à Cherbourg, pour desservir les forts de l’Arsenal. En 1949, son parcours St Germain en Laye-Mantes sera inversé avec celui de la N 190.

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Quand la RN 13 servait de problèmes de maths...

Les puristes objecteront que cette route n'a jamais passé par Rouen, les Andelys et la Roche-Guyon...

HistoriqueModifier

Connue comme la grande route de Normandie, le parcours actuel de la N 13 n’a rien d’ancien et elle ne doit sa réalisation qu’à la conjonction de plusieurs évènements.

Elle évite ainsi Rouen qui fut l'une des villes les plus importantes de France et c’est tout naturellement que le trafic économique avec la capitale passait par la future N 14. Celle-ci avait d'ailleurs l’avantage d'être plus courte et d’avoir moins d’obstacles à franchir. Ainsi, hormis aux alentours de Bayeux et dans la Manche, la route ne recouvre aucun élément de voies romaines importantes.

C’est le renforcement du pouvoir royal qui va amener à la naissance de cet axe. En premier lieu, c’est la nécessité d’offrir à la Cour Royale un axe sûr et rapide pour relier Paris à St Germain-en-Laye, résidence royale depuis le Moyen-age. Cela amènera à la création de ponts sur la Seine, mais surtout à la réalisation de l’Axe Historique de Paris.

De St Germain à Mantes, la route suit le cours de la Seine, reprenant les tracés médiévaux.

Par la suite, c’est l’importance grandissante de Cherbourg qui incitera à créer et moderniser la route. Même si ce n’est qu’en 1776 que de grands travaux furent ordonnés pour en faire un grand port de guerre, déjà sous Louis XIV, des aménagements avaient été initié par Vauban et tout le XVIIe siècle vit l'émergence d'une activité maritime intense. Cela accéléra sûrement les travaux qui permirent la mise en place d’une route moderne de Mantes à Cherbourg, à partir de 1750. Le tracé était complet lorsque Napoléon classa cet axe.

ItinéraireModifier

Partie 1 : Paris - St-Germain-en-LayeModifier

De Paris à Courbevoie Modifier

Ce qui sera la N13 naissait donc au cœur de Paris, à proximité des halles en se détachant de la futur N1, rue St Denis. Son tracé médiéval est facilement repérable car il s'agit de la longue rue Saint-Honoré, axe majeur du Paris médiéval. Le tracé file plein ouest vers la Seine, traversant les quartiers du Roule et des Ternes, avant d'aboutir à Neuilly-sur-Seine. Le tracé médiéval dans Neuilly pour aboutir au vieux pont semble peu marqué et il ne fait guère de doute que l'Avenue du Roule a également été largement rectifiée par rapport à son tracé ancien.

Le vieux pont de Neuilly se situait en aval par rapport au pont actuel. Construit en bois, il remplaçait un bac et sa mise en œuvre fut précipitée lors d'une chute à l'eau du convoi royal d'Henri IV (1606). La reine et les trois enfants royaux furent sauvés in-extremis.

Un pont plus solide fut projeté par la suite, s'inscrivant dans les grands projets de Louis XV et la constitution de l'axe historique. Sans utilité alors, le vieux pont sera détruit en 1780, lors d'une spectaculaire mise en scène. On notera que les îles de la Seine étaient d'une taille différente par rapport à aujourd’hui, et qu'une grande partie de ce vieux pont s’appuyait alors sur de la terre ferme.

L'axe historique de Paris Modifier

Axe moderne voulu par les rois, sa description est hors de propos des routes anciennes. Néanmoins, son importance appelle à fournir quelques détails.

L'acte fondateur de cet axe est la construction du palais des Tuileries et de ses vastes jardins donnant vers l'ouest à partir de 1564, par Catherine de Médicis. Au delà du jardin et des remparts de Paris, sera édifié un parc boisée par Marie de Médicis (1616). Les diverses allées boisées serviront d'ébauche au Cours-la-Reine.

Vers 1670, Louis XIV chargea Le Nôtre de redessiner le jardin des Tuileries selon les canons des jardins à la française. Pour renforcer les effets de perspective, on trace alors une large allée plantée d'arbres donnant sur la colline du Roule : l'Avenue des Champs-Élysées était née. Entre cela, de 1755 à 1772, sera construite et aménagée la Place de la Concorde. Entre-temps, la progression de l'axe historique continue : on veut désormais améliorer le parcours pour se rendre à St Germain-en-Laye.

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Pont de Neuilly version Peronnet (1931 - (c) IGN). A noter l'étroitesse du pont par rapport aux grandes avenues de l'axe historique.

Vers 1730, la colline du Roule devient la place de l’Étoile, en raison des allées d'arbre qui s'y croisaient. Cette configuration, due au Duc d'Antin (1724), est bien visible sur l'atlas Trudaine (généralité de Paris, carte 49). A la même époque, on prolonge l'axe historique vers la Seine, qui est atteinte à Neuilly. Mais c'est Perronnet qui va définitivement viabiliser ce chemin et en faire une voie importante. La butte de l’Étoile sera arasée de 5 mètres (travaux de 1768 à 1774) pour faciliter la circulation, et un pont moderne sera construit en amont du vieux pont de Neuilly (livré en 1772). Un peu plus tôt, vers 1763, fut aménagé la butte de Chantecoq, qui donnera naissance à l'avenue et au rond-point de la Défense (d’abord désigné Rond-Point de Courbevoie).

De Courbevoie à Nanterre Modifier

Passée la Seine, la vieille route prenait pied au lieu-dit le port de Neuilly, sur le territoire de Courbevoie. L'établissement du quartier d'affaire de la Défense à bouleversé le quartier, et rien ne rappelle l'ancien tracé qui menait à l'Avenue de République de Puteaux.
Axe historique 1754

Par ce tracé, la butte de Chantecoq est grimpée de manière douce, la route passant par le hameau de Chantecoq dans Puteaux où rien également ne rappelle le hameau agricole (son centre était ICI). Après être passée sous les voies de la ligne de Paris à Versailles Rive-Droite (établie dès 1839), elle arrive au rond-pont des Bergères, ultime aménagement du à Peronnet ( 1763) qu'il nomma à l'époque Rond-Point de Chantecoq, et qu'il voulait couronner d'un obélisque de 40 mètres. Ainsi, l'axe historique n’aboutira jamais à St Germain, en dépit des nombreux projets, comme le montre le plan ci dessus de 1754, ou une représentation sur l'atlas Trudaine (généralité de Paris, carte 48). Ce seront donc les vieux chemins qui seront élargis et modernisés.

Le passage sur le territoire de Nanterre a également été marqué par une modification du tracé. Après Chantecoq, le chemin médiéval continuait jusqu'au vieux village de Nanterre même. Sûrement malaisé et peu viable, il faut remplacé au début du 18e siècle par une rectification évitant Nanterre avec l'établissement de la place de la Boule (autrefois, de la Boule Royale). Un relais de poste s'y trouvait, procurant une halte intéressante vers St Germain. Cet aménagement, visible dès 1740 sur l'Atlas Trudaine (généralité de Paris, carte 47) précède donc les travaux de Peronnet et pourrait justifier le fait que l'axe historique fut dévié vers Nanterre une fois passé la Défense.

De Nanterre à St Germain en Laye Modifier

D'ici se sépare la N190, qui file droit vers St Germain-en-Laye, tandis que la N13 rejoindra cette ville en longeant la rive gauche de la Seine (tracés de l'actuelle D913 et D113). Ce dernier parcours n'est pas représenté par Trudaine, laissant supposer que la route ne devait être qu'un chemin de bordure de fleuve encore peu praticable. Pourtant, c'est ce tracé que Napoléon classa en route de 1ère catégorie ; Bien que plus long, ce chemin évitait quand même les deux ponts de Chatou et du Pecq, qui ne devaient pas des modèles de fluidité de circulation, ainsi que plusieurs rampes sévères. Mais surtout, notre future N13 passait devant le château de la Malmaison, à Rueil, lieu de retraite de Joséphine et première femme de l'empereur. Napoléon aimait d'ailleurs beaucoup à passer en ces lieux et il ne fait guère de doute qu'il fallait une route impeccable pour les déplacements de ce dernier. Rueil même est évitée depuis que la route a été rectifiée au début du XVIIIème siècle, mais les chemins médiévaux devaient passer dans le bourg.

La route passe ensuite au dessus de l'A86, pour atteindre la Seine à Bougival. Dans un environnement marqué par de nombreux aménagement datant de l'ancien régime, la route passe entre coteaux et fleuve, avant d'aborder la rude montée vers St Germain en Laye. D'après Wikisara, la rampe moderne fut ouverte en 1772 (c'est l'actuelle Avenue du Général Leclerc). L'ancien tracé a été en grande partie effacé, mais encore bien visible par la Toponymie (la Rue de Paris, à Port-Marly) ou sur les plans et photos anciennes (voir ICI, sur le Geoportail). Le passage par la rue du Raidillon illustre bien les difficultés d'alors pour accéder à St Germain.

Partie 2 : St-Germain-en-Laye - Mantes-La-Jolie Modifier

De St Germain à Poissy Modifier

La route quitte Saint-Germain en se dirigeant vers Poissy, traversant la foret de Laye. Ce tronçon est réputé comme un des rares exemples d'aménagement médiéval, car c'est Blanche de Castille (XIIIe siècle) qui fit tracer le parcours actuel. On notera qu'à partir du XVIIIe siècle, la foret fut cernée d'un mur, avec les principales route d'accès fermées par des grilles, la nuit, voir ainsi l'Atlas Trudaine (généralité de Paris, carte 45 ou 50).

Un tramway y circula de 1896 à 1933, reliant St Germain à Poissy. Il circulait en accotements sur la route, mais se vit interdire toute électrification par les services domaniaux, de peur des incendies. La route était franchie également par la Ligne de Saint-Germain-Grande-Ceinture à Saint-Germain-en-Laye, court barreau visant à réunir les réseaux banlieue à celui de la grande ceinture. Il ferma en 1936 et fut déferré à la libération.

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Le vieux pont de Poissy, avec le dernier moulin médiéval encore présent

Avant d'entrer dans Poissy, la route passe également sous la ligne de Grande Ceinture Ouest, établie en 1882, avant d'entrer dans cette ville. Poissy étant le siège d'un vaste marché aux bestiaux alimentant la capitale, elle était ceinte de murs, servant de barrière fiscale, pour surveiller les mouvements d'animaux. Les murs tombèrent à partir de 1867 à la fermeture du marché. En quittant Poissy, la route franchissait la Seine par un pont médiéval, ruiné aujourd'hui. L'établissement du nouveau a dévié le parcours de la nationale en ville (1952-1956).

De Poissy à Meulan Modifier

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Les restes de l'hippodrome Vanderbilt en 1949 ((C) Geoportail) - Le vieux pont de Poissy est visible en bas à droite, ainsi que ses anciens accès

Les accès à l'ancien pont de Poissy sont toujours visibles et accessibles, la rue de la Reine Blanche (Voir ICI, l'ancien accès au fleuve) à Carrières-sous-Poissy en étant le reliquat. De Poissy à Juziers, la route chemin rive droite de la Seine, entre fleuve et coteaux. Le peu de place a fait que les tracés ont du se superposer dans le temps, jusqu'à la modernisation sous Louis XV, visible sur l'atlas Trudaine. Des écarts sont néanmoins repérables entre tracé moderne et ancien. C'est le cas entre Carrières et Triel, où la toponymie signale un Chemin Vieux, à l'entrée de Triel (Voir l'Atlas Trudaine-généralité de Paris, carte 44 et 51). On retrouve ICI l'ancien chemin de Triel vers Poissy, où il difficile d'imaginer le chemin médiéval.

Longtemps territoire agricole, les alentours de la route sont en cours d'urbanisation importante quand ce ne sont pas les gravières qui se sont agrandies. Il est loin le temps où les propriétaires du Château Vanderbildt employaient une centaine de personnes pour leur terrain d’entraînement de pur-sangs.

A partir de Triel, la route est longée par la ligne de Paris à Mantes par Conflans, ouverte en 1892. L'espace est très resserré entre cette ligne, la route et la Seine. La route continue ensuite par Vaux sur Seine, dont les principaux monuments sont placés en hauteur par rapport à la route (Voir l'Atlas Trudaine-généralité de Paris, carte 43 et 52), avant d'arriver à Meulan-en-Yvelines. On notera la présence en bord de route du Pavillon d'Artois. Il aurait été construit vers 1675 par Louvois, avant de devenir, le pavillon de chasse du comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X. La touche personnelle de ce dernier se révèle encore aujourd'hui avec la présence de jardins à la française, d'une grotte et de bas-reliefs, répliques de ceux de Pompéi.

De Meulan à Mantes Modifier

La traversée de Meulan est toujours discernable, par l'actuelle rue du Maréchal Foch. La route continue son trajet toujours entre Seine et Coteaux. Elle évite Mézy-sur-Seine et traverse raidement Juziers, par un tracé qui n'a guère varié (Voir l'Atlas Trudaine-généralité de Paris, carte 53). L'église St-Michel de Juziers est remarquable, au fait que son apparence est quasiment inchangé depuis le XIIe siècle. A la suite de ce village, l'espace s'élargit permettant de s'éloigner du fleuve. La place importante, la proximité de la Seine et d'une voie ferrée permirent l'installation d'industries lourdes :

  • La cimenterie de Rangiport. Mise en service en 1921 et une des plus importantes de France.
  • L'ancienne raffinerie de Porcheville. Construite en 1967 pour alimenter la centrale thermique proche, elle n'est plus qu’un simple dépôt d'hydrocarbures depuis 1983.
  • L'ancienne centrale Thermique de Porcheville, facilement repérable avec ses cheminées de 220 mètres de haut. D'abord au charbon, puis au Fuel Lourd. Arrêtée définitivement en 2017.

La récente urbanisation du secteur rend désormais la cohabitation difficile avec ces industries.

La route file en ligne droite vers Limay, évitant les centres de Gargenville et Issou. La rectification du XVIIIème siècle a crée des délaissés encore visibles, quoique largement modernisé par l'artificialisation des alentours de la route. Ainsi, entre Gargenville et Issou, les rues Curie et des Coutures semblent issus de l'ancien chemin médiéval (Voir ICI, l'aspect actuel). Un autre délaissé existe entre Issou et Limay, facilement repérable par son nom de Vieux Chemin de Paris (Voir ICI, entre route moderne et chemin préservé, voir également l'Atlas Trudaine-généralité de Paris, carte 54).

Tacot gargenville

Parcours du tacot minier vers 1950 ((c) Geoportail)

Un tacot Decauville (voie de 60) reliait autrefois la carrière de Guitrancourt, fournissant de la glaise, à la cimenterie. Il fonctionna de 1920 à 1958. Il traversait la N190 par un ouvrage en fer à cheval, puis longeait la route sur plus de 2 kms (voir ICI, une histoire détaillée, ainsi que des photos). La route continue donc jusque Limay de façon quasi rectiligne, elle était également traversée par un moyen de transport pour acheminer la glaise de la carrière de Limay (Aujourd'hui une Réserve Naturelle Régionale), vers la cimenterie Lafarge de Limay-Mantes. Les sources manquent pour déterminer s'il s'agissait d'un transport par rail (un pont est visible sur la route, sur les anciennes photos) ou par tapis roulant. La cimenterie ferma en 1984, mais cela faisait déjà longtemps que le transport par camion avait pris le relais.

Limay-Trudaine

Les Projets de Limay (carte orientée vers le Sud-Est) dans l'atlas Trudaine.

Dans Limay, la parcours ancien de la nationale se retrouve facilement dans les rues Adolphe Langlois, Adrien Roelandt, de Paris et du Vieux Pont. Pourtant, et l'atlas Trudaine le confirme (Voir généralité de Paris, carte 55), des grands projets d'aménagements étaient prévus dans cette ville, avec la création de 3 grandes avenues aboutissant sur un pont moderne vers Mantes. Seule l'actuelle rue Nationale (tracée bien plus tard) concrétisera ces projets. La route franchissait alors la Seine par les vieux ponts de Limay et Mantes. Bien que coupé depuis 1940, celui de Limayexiste encore. Celui de Mantes a disparu peu après 1766, lors de la construction du Pont Peronnet (Voir ICI, un résumé de l'histoire des vieux ponts).

Partie 3 : Mantes - Evreux Modifier

La N13 napoléonienne filait droit ensuite vers Rosny et Bonnières, par un tracé certainement rectifié au moment de la publication de l'Atlas Trudaine. La consultation des cadastres napoléoniens (Rosny, Buchelay et Gassicourt) confirme l’existence d'anciens chemins vers Vernon (future N182) et Evreux. SI l'on s'en réfère à l'atlas Trudaine, la vieille route vers Evreux faisait un écart par le territoire de Buchelay, avant de traverser Rosny. Ce village est connu par son châteauet son domaine, qui a occasionné des aménagements profonds du paysage (Voir généralité de Paris, carte 56). Cet ancien chemin a disparu en de nombreux endroits, pris par les aménagements ferroviaires de la ligne de Rouen (1843) et de Caen (1855), ainsi que les zones industrielles de Buchelay et l'urbanisation de Rosny. Des rares passages anciens subsistent encore, comme ICI.

La route quittait alors Rosny et la vallée de la Seine en traversant la forêt de Rosny. Elle n'est plus aujourd'hui qu'un chemin forestier, mais son tracé est toujours praticable, coupé seulement par le passage de la A13. La séparation entre chemin médiéval et route moderne a été coupée par la ligne de Rouen. Le ponceau franchissant le ru de Rosny montre encore des parements typique de l'époque classique (voir ICI).

Pour aller plus loin Modifier

La N13 sur Wikisara : [1]

Balade sur la N13 : [2]

Liste des Nationales
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