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DESCRIPTIONModifier

A sa création en 1811, la Route Nationale 15 - sous sa désignation de Route Impériale 16 est décrite comme la route allant de Paris à Dieppe. Classée comme route de seconde classe, elle se justifiait pour relier rapidement Paris à la mer. Dieppe était à l'époque un port marchand important et se retrouvait en première ligne pour ravitailler Paris en produits marins. De plus, l’intérêt militaire de Dieppe était loin d'être négligeable à cette époque.

HISTOIREModifier

Destiné à relier Paris à la mer au plus vite, peu de villes importantes sont traversées par ce grand axe. Le tracé moderne existe déjà quand Napoléon décide de son classement, les grands travaux ayant été fait sous l'Ancien régime.

Entre Pontoise et Gisors, on peut considérer que la route moderne existe après 1755, car un service de Postes y sera installé à ce moment, allant jusque Forges les Eaux. Le service sera prolongé vers Neufchâtel en Bray vers 1780.

Itinéraire Modifier

De Pontoise à Gisors Modifier

Pontoise-Cormeilles Modifier

La route se détache donc de la N14 à Pontoise. [ A Faire]
N15-1

Parcours Pontoise-Cormeilles (Google Map)

La sortie de la ville est marquée par la rude grimpette vers le plateau du Vexin français. La route moderne (l'actuelle D915 qui file droit vers Marines), héritage des travaux réalisés sous Louis XV, est déjà prévue sur l'Atlas de Trudaine. Ce tracé reprenait d'anciens chemins ruraux et comme l'Atlas ne signalait pas de chemin ancien, on aurait pu penser que ce tracé n'avait subit qu’une simple rectification. En fait, les premières cartes militaires signalent qu'il n'en n'est rien et décrivent un ancien chemin qui passait dans Génicourt, puis évitait largement Marines et Cormeilles-en-Vexin, avant de rejoindre Chars. C'est ce tracé que nous allons suivre.

La route ancienne passant donc en plein centre de Génicourt, par un tracé aujourd'hui en partie recouvert par les cultures. Il semble que le dessinateur de l'Atlas de Trudaine ait fait des erreurs dans son œuvre, car le tracé dessiné est impossible à retrouver sur le terrain. Ni les cartes anciennes, ni les cadastres napoléoniens ne confirment ce tracé (Voir Atlas Trudaine, généralité de Paris, carte 38). A Génicourt même, les rues ont été modernisées et rien en rappelle les tracés anciens, hormis un petit chemin d'exploitation, ICI. Le tracé ancien rejoint la D915 au niveau de l'aérodrome de Pontoise. Les pistes existent depuis 1937 et depuis septembre 2016, l'IGN y base ses avions spécialement aménagés pour réaliser des photographies aériennes.

La vieille route se détachait ensuite de la route actuelle (ICI), par une intersection effacée par une piste de Kart. Alors que la route moderne passe par Cormeilles-en-Vexin et Marines, à l'époque petits villages situés sur des buttes, le chemin ancien, lui, contournait ces difficultés en passant en contrebas. Ce tracé est repérable en grande partie sur les cartes et sert encore de chemin d'exploitation agricole, comme ICI ou ICI, près de Cormeilles. L'atlas Trudaine permet de se faire une représentation de ce village vers 1740, et du projet de route moderne (généralité de Paris, carte 39), même si certains éléments topographique sont difficiles à retrouver. Si l'on se réfère aux dates d’éditions des Cassini, la route moderne semble réalisée vers 1755. Étonnement, les pages Wiki parlent de relais de Postes à Génicourt à Cormeilles. Ceux-ci ne sont pas confirmés sur les cartes d'avant la Révolution où le premier relais après Pontoise est à Chars. Même les livres de Postes du XIXe siècle confirment cette première étape à Chars.

Cormeilles-Chars Modifier

La vieille route contournait également Marines. Elle est visible ICI, en rejoignant la D28. Elle est recouverte ensuite en partie par l'actuelle déviation de Marines (ouverte en 2002), mais quelques éléments sont encore (difficilement) visibles, comme ICI. L'atlas Trudaine représente de son côté les modifications projetées à Marines et l'arrivée de la route moderne (généralité de Paris, carte 40), mais des inexactitudes de plans semblent exister également.

La vieille route franchissait ensuite un petit ruisseau, surement à gué, pour descendre ensuite le long de la Viosne, évitant ainsi le bois de Chars et une redoutable montée en allant de Chars vers Pontoise. Une bonne part de ce vieux tracé a été repris pour la ligne ferroviaire de Chars à Marines (1911-51). La route arrive ensuite à Chars par les rues André Baleydier et Docteur Dubois. Depuis 1868, la ligne ferroviaire de Paris à Dieppe coupe ce village.


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