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HISTOIREModifier

Lors de sa création en 1933, la route est définie comme la route de Paris à Rambouillet par Chevreuse. Elle peut être vue comme une alternative à la Nationale 10 pour ce parcours en évitant Versailles, même si le tracé en Haute Vallée de Chevreuse n'en faisait pas un parcours de tout repos. Elle est la réunion de différents chemins locaux qui seront modernisés ou tracés à partir du règne de Louis XV.

A l'origine, il semble que la volonté royale était de créer un chemin viabilisé vers Chevreuse, domaine des dames de Saint-Cyr. Le paysage entre Paris et Saclay est ainsi détaillé sur l'Atlas de Trudaine (1750), mais seuls les chemins anciens y sont représentés et il n'y a aucune trace de projet de route moderne. Pourtant, les cartes de Cassini (1756), quelques années plus tard montrent bien que que l'on a bien tracé une route entre Paris et Clamart, base de la future N306.

Entre Clamart et Saclay, le choix de moderniser la route en passant par Bièvres sera plus tardif, mais à la Révolution, un chemin moderne existe entre Clamart et Chevreuse.

Le tracé entre Chevreuse et Rambouillet existe également sur les premières cartes d’État-major, mais ce n'est alors qu'une suite chemin ruraux. La viabilisation est néanmoins faite vers 1890.

En 1949, le parcours Rambouillet - Chartres par Maintenon sera ajouté, repris à la N10.

ITINÉRAIRE Modifier

De Paris à Clamart Modifier

RN306 paris-Clamart

Parcours Paris-Clamart (Google maps)

La N306 démarre de Paris même, se détachant de la N20 au petit Montrouge et passant les fortifications de Thiers par la porte de Châtillon. Si un chemin vers Paris semble avoir existé depuis longtemps, il a du fortement varier en raison des contraintes de circulation posées par l’extraction des carrières à Châtillon même et de sa butte proche. Quoi qu'il en soit, les ingénieurs royaux ont été amené à décaler la route (sur le modèle du transfert de l'axe St-Jacques vers l'axe St-Michel dans Paris pour la N20) pour améliorer la circulation. Ce vieux chemin est bien repérable et est intégré dans la voirie communale de Montrouge et Châtillon.

Fortif chatillon

Fort et coupure de Châtillon (IGN) en 1921. Les appareillages sont bien visibles. La rue du Fort est en haut à gauche.

La nouvelle route semble ouverte dès avant 1750 car elle apparaît sur l'Atlas Trudaine et sera pour 200 ans le grand chemin de passage de Châtillon (soit l'avenue de Paris, la rue Gabriel Péri et l'avenue Leclerc). Elle est restée assez longtemps peu urbanisée, ce qui a permis son agrandissement, et supporte en partie aujourd'hui la ligne T6. Lors de la construction du fort de Châtillon en 1874, on construisit également une ligne fortifiée en haut de la butte, appelée coupure de Châtillon, et regardant vers Paris. Cet aménagement coupa la route originelle et força faire une déviation : c'est l’actuelle rue du Fort. Cette coupure dura jusqu'aux années 30. Une nouvelle déviation sera crée de 1955 à 1960 pour permettre de grimper la butte de Châtillon en ligne droite (par l'avenue de Verdun) grâce à la puissance automobile (Voir ici, la percée de cette nouvelle voie), en évitant le centre ville.

Plan de Paris par J Rocque

Les projets routiers en 1754 (Plan Rocque)

La butte franchie, la route cheminait à proximité du Parc de Meudon, évitant Clamart et la forêt de Meudon (voir généralité de Paris, carte 20), sur ce qui est aujourd'hui la D80, avant de proposer deux alternatives au voyageur pour rejoindre Saclay, au lieu-dit, la porte de Trivaux. Cette toponymie s'explique par le fait que comme de nombreuses forêts royales, celle de Meudon fut ceinte de murs jusqu'en 1780. La route moderne sera établie en décalage de ce chemin.

De Clamart à Saclay Modifier

Par Villacoublay Modifier

Ce parcours semblait avoir les faveurs de l’administration royale, car Trudaine le représente en premier sur son atlas (voir généralité de Paris, carte 21). Il est vrai que filant en ligne droite, la première partie de cette route se parcourt facilement sur le plateau de Villacoublay (elle a disparu aujourd'hui sous les pistes de l'aérodrome de Villacoublay). Mais le trajet devient plus compliqué ensuite avec le franchissement de la vallée de la Bièvres. Toujours difficile de nos jours, un tel passage devait être insurmontable avec les moyens routiers de l'époque. L'ancienne route se reconnaît dans les pistes forestières de Vauboyen, mais difficile de dire cependant si le pavé est d'époque (le Michelin par contre, si. Voir ici).

Passé l'obstacle, la route allait en ligne droite sur la Plaine de Favreuse (voir ICI, où passé la rigole de favreuse, le chemin se perd dans les champs). Sans grande utilité, une grande partie de la route servit donc de chemin agricole et a disparu depuis sous les cultures (voir ICI, la vue sur Saclay. Le chemin se devine encore sur les vieilles photos aériennes, ICI).

Par Bièvres Modifier

RN306 Clamart-Saclay

Parcours Clamart-Saclay (Google Maps)

Ce parcours est également représenté sur l'Atlas Trudaine (voir généralité de Paris, carte 22). Il offrait un passage par un relief plus doux, mais surtout, desservait Bièvres où se trouvaient de nombreuses résidences royales et princières. De Clamart à Bièvres, la route reprend un chemin ancien, qui longeait la Sygrie et en contrebas de la forêt de Verrières : c'est aujourd’hui le D533.

La route passe ensuite dans le centre bourg de Bièvres, puis, franchit les rails de la ligne de Grande Ceinture Versailles-Juvisy depuis 1883 (aujourd'hui la branche C8 du RER). C'est alors que commence la montée du plateau de Saclay pour arriver sur la plaine de Favreuse : les premières terres agricoles depuis Paris ! Mais que ce soit dans la montée ou sur les terres agricoles, le vieux chemin a disparu. Seul une passerelle sur la rigole de Favreuse semble attester de son passage (voir ICI, un des rares endroits accessibles). Saclay, enfin,était rejointe par ce qui est aujourd'hui un chemin d’exploitation agricole (voir ICI).

Au final, ce sera cette variante Bièvres qui sera retenu lors de la création de la route Moderne. Au croisement avec la N186 sera crée le rond-point du petit Clamart (d'abord appelé Bicêtre). De Bièvres à Saclay, une nouvelle route sera également tracée avant la révolution, afin d'aborder la pente de manière moins abrupte (voir ICI). Elle est aujourd'hui recouverte par les deux chaussées de la moderne N118.

De Saclay à Chevreuse Modifier

Au lieu-dit, le-Christ-de-Saclay, est rencontrée la N446.

Pour en savoir plus Modifier

La N 306 sur Wikisara : [1]

Liste des Nationales
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