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Ville étape sur la route de Chartres, Palaiseau s'est développée en village-rue le long de la route, coincée entre l'Yvette et le Plateau de Saclay.

Histoire rapide Modifier

Les origines de Palaiseau remontent à la construction d'un palais mérovingien (palatiolum en latin), vers 550. Par la suite, le territoire oscilla entre possession abbatiale puis laïque, avant de devenir une seigneurie puissante vers 1100.

La révolution vit la création de la commune actuelle. Dès 1854, elle est reliée à Paris par la Ligne de Sceaux. C'est l'occasion pour la bourgeoisie parisienne de chercher un peu d'air et d'y construire de riches demeures.

A partir de 1880, la ville devint un grand carrefour de communication, par la création du triage de Massy. Ceci lui valut quelques déboires, en particulier l'explosion d'une usine de minutions. En 1976, l’École polytechnique s’installa sur le territoire de la commune, suivie par de nombreux organismes et écoles visant aux technologies de pointes.

Au long de la route : Modifier

Le vaste échangeur autoroutier A10/A126 coupe ainsi l'ancienne route de Chartres. Les photos de l'IGN permettent de se rendre compte de l'ampleur du projet et de l'avancée des travaux (Voir ICI, pour d'autres photos)

L'ancienne N188 fut donc l'axe structurant de Palaiseau durant des siècles, c'est d'abord la rue Jaurès, puis la rue de Paris. Pour alléger la circulation en centre ville, un autre axe plus large (l'Avenue du 8 mai 45) fut tracé vers 1975, préservant ainsi le vieux centre ville. Peu de monuments particuliers s'y distinguent, mais par contre, de nombreuses maisons anciennes subsistent. En longeant la rue, nous retrouvons :

  • Le Carrefour de l'éléphant. Le nom vient d'une auberge au croisement de la N188 et de la route de Longjumeau (actuelle D117, ouverte en 1782).
  • Au 93 : La Mairie, dans une maison du XVIIIe siècle.
  • Au 160 : le musée du Hurepoix, dans un ancien hôtel particulier du XVIIe siècle (dit de Brière).

En revanche, ni le domaine de l'ancien château (détruit à la révolution), ni L’église Saint Martin du XIIe siècle, qui était attenante à ce domaine, ne se trouvent en bordure de route.

C'est suite à la guerre de 1870 que furent construits les éléments militaire de Palaiseau. Ceux-ci se trouvent en bordure du plateau de Saclay, dominant donc le N188 et la vallée alentour. Ils se composaient d'un fort et de deux redoutes. Le Fort de Palaiseau et ses batteries furent construit de 1874 à 1879, dans la cadre de la mise ne place d'une deuxième ligne de défense de Paris. Le fort fut très endommagé par les allemands en fuite en 1944 et le site sert depuis de locaux à l'ONERA (Voir ICI, l'état du dispositif en 1949).

Vues de la route Modifier

032 001
Arrivée à Palaiseau par la Rue Jaurès (Années 50).

A noter la veille pompe à essence, ainsi que la borne d'angle Michelin.

Vue actuelle : [1]

447 001
L'auberge de l’Éléphant, qui a donné son nom au carrefour.

Son nom vient de la girouette, originale pour son époque (1798)

L'établissement existe toujours.

Vue actuelle : [2]

690 001
Début de la rue de Paris.

L'état d'une Nationale pouvait laisser à désirer.

Vue actuelle : [3]

406 001
Arrivée vers la place de la Mairie.

Aujourd'hui, place des Victoires, la mairie ayant été déplacé en 1950.

Vue actuelle : [4]

893 001
Place des victoire, vue vers Paris

A noter le métier disparu de bourrelier-sellier, très important au moment de la traction animale.

Vue actuelle : [5]

700 001
Sortie de Palaiseau vers Orsay.

Ce coin champêtre a disparu pour un croisement fort encombré.

Vue actuelle :[6]

Pour aller plus loin Modifier

Les fermes du plateau : [7]

Les rigoles de Palaiseau : [8] et les carrefour de l’éléphant : [9]

Les documents militaires du fort : ICI, ICI et ICI