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Paris, capitale de la France. Siège de tous les pouvoirs en France depuis Philippe Auguste, Paris est évidemment le point de départ de nombreuses routes amenées à irriguer toute la France. Quand Napoléon élaborera le classement des routes en 1811, les voies les plus importantes, de 1ère et 2nde Classe partaient de Paris vers les points extrêmes et stratégiques de l'Empire Français.

Si aujourd'hui, il existe des nombreuses entrées et sorties routières larges et grandioses, par le passé, c'est par des chemins bien plus discret que l'on quittait la capitale. Une bibliographie large et abondante évoque l'évolution de l'urbanisme et du tracé viaire au cours du temps. Parmi les différentes synthèses, je me référerai au travail admirable et considérable réalisé sur ce site, où l'auteur s'est attaché à reconstituer cette évolution.

Histoire rapide Modifier

Si les origines gauloises de la cité sont remises en cause par l’archéologie récente (voir WIKI), il n'y a aucun doute en revanche sur l'établissement d'une ville importante rive gauche de la Seine par les romains, aménagée selon les préceptes urbanistiques classiques. Diverses représentations modernes existent de cette Lutèce antique, comme ici ou . Contrairement au Décumanus,les axes du Cardo sont encore visibles dans le Paris actuel (axes St Michel/St Denis et St Jacques/St Martin). Le Bas-Empire verra une désertification du quartier rive Gauche, mais non son abandon total. Néanmoins, beaucoup de bâtiments antiques servirent de carrière pour édifier un mur de protection autour de l’île de la Cité, où la population s'était retranchée.

C'est à partir du Xème siècle que la population quittera l’île de la cité et que les rives de la Seine seront de nouveau densément urbanisées. Malgré des opérations immobilières et urbaines ponctuelles, Paris gardera encore une aspect largement médiéval jusqu'aux bouleversements orchestrés par Haussmann au XIXème siècle (détails, ICI). Pour cette raison, le choix a été fait de suivre le tracé des nationales par les anciennes voies médiévales, où de nombreuses traces sont encore repérables en cheminant dans ces anciennes rues.

Quand à l'histoire parisienne, il existe nombre de références qu'il est inutile d'en reprendre les grandes ligne sur ce site.

Le point 0 des routes de France Modifier

Le point zéro des routes de France est le point kilométrique 0 des routes quittant la capitale, dont on se sert comme référence pour le calcul des distances avec les autres villes de France. Il est situé devant la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Symbole de la centralisation à la France pour certains, il n'en reste pas moins un lieu touristique très fréquenté. Une première borne fut installé dès la fin de l'ancien régime, mais le référentiel actuel date de 1924. Notons d'ailleurs qu’officiellement, les routes nationales n'étaient pas classées intra-muros et ne commençaient qu’aux portes parisiennes.

Pour l'anecdote, ce point 0 se situe proche de l'emplacement de l'ancienne église St Christophe en l’île de la Cité, qui fut rasée en 1747. Savoureux raccourci que de voir le point de départ de toutes les routes de Franc sous les auspices du saint patron des voyageurs.

Si de nombreuses nationales sont censées débuter de ce point 0, une description par arborescence sera utilisée pour plus de clarté dans la description des routes. Une seule route sera donc le rameau principal sur lequel se rattacheront les autres tracés. En raison de son importance historique, véritable colonne vertébrale des possessions capétiennes sous Philippe Auguste et ses prédécesseurs, c'est la N20 qui sera considérée comme la mère de toutes les routes de France, et à ce titre, démarrera du point 0.

Les routes dans Paris Modifier

En raison de l'importance de la documentation sur Paris et ses bâtiments, chaque route sera étudiée séparément. Les plans anciens de Paris abondent pour se faire une idée des parcours, mais ils ne rendront jamais compte de l'extraordinaire étroitesse des rues, ni de la circulation dense qui devait y régnait.
Cité Delagrive

Plan Delagrive (1754)

A titre d'exemple, le plan Delagrive joint nous montre une ile de la Cité, très densément construite, où seules les places Dauphine et le parvis de Notre-Dame offrent un peu d'air aux habitants. Les bâtiments administratifs (tel le Palais de la Cité) n'occupent qu'un tiers de l’île. Tout le reste n'est qu'habitations et églises (14 en plus de la cathédrale). C'était vraiment faire du passé table rase quand Haussmann fit démolir la majeure partie des habitations. On peut regretter l'absence aujourd'hui de ce Paris pittoresque, mais n'oublions pas qu'à l'époque, de telles actions correspondaient à des principes et même des nécessités hygiénistes et modernistes.

Listes des Nationales dans Paris Modifier

Nationale 1 Modifier

Nationale 2 Modifier

Nationale 3 Modifier

Nationale 5 Modifier

Nationale 7 Modifier

Nationale 10 Modifier

Nationale 13 Modifier

  • Par la rue St Honoré
  • Par l'axe historique

Nationale 20 Modifier

  • Par la rue St Jacques
  • Par le chemin d'Enfer

Nationale 306 Modifier

Autres transports Modifier

La mise en place de transports en communs utilisant la voirie parisienne fut progressive. Contrairement à d'autres villes, on laissa longtemps se développer de nombreuses compagnies avant d'organiser la rationalisation du réseau.

Les premiers services modernes d'omnibus à Paris datent de 1828. Dès lors, une quinzaine de sociétés d'omnibus se créèrent, se lançant dans une concurrence acharnée. C'est Haussman, soucieux de faciliter la fluidité de la circulation dans Paris et de limiter les effets néfastes de la concurrence entre compagnies qui exploitaient des tracés parfois identiques, qui décida de la fusion de toutes les entreprises en 1855, amenant la création de la Compagnie Générale des Omnibus (CGO). Les derniers omnibus rouleront en 1913.

Entre-temps, l'aventure des tramways avait commencé, avec la ligne expérimentale de Loubat en 1853. Si la CGO en reprit l'exploitation parisienne dès 1855, les années suivantes verront la multiplication des lignes et des compagnies à Paris et en proche banlieue. L’histoire du réseau est détaillé sur le site de l'AMTUIR.

Le réseau fut unifié sous l'égide de la STCRP en 1921, qui procéda au démantèlement total du réseau de tramway durant les années 30. Quelques lignes seront ainsi rappelés au fil de nos parcours le long des rues parisiennes.

Bibliographie Modifier

Lutèce autrefois : [1]

Paris à travers les ages, par Payen-Appenzeller (consultable sur Gallica). Cet ouvrage est fameux par les gravures de Hoffbauer, qui s'est attaché à reconstituer des vues du vieux Paris à partir de perspectives modernes.

Paris-atlas-historique. Un travail phénoménal et incontournable

Photos du paris ancien : [2]. Avec également des explications sur l'évolution des quartiers.

Plans anciens de Paris : [3]

Histoire et description des rues de Paris : [4]

Histoire des barrières de Paris (Enceinte des fermiers généraux)[5] : consultable sur Gallica.

Une vision décalée du point 0 des routes de France : [6]