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Officiellement, le parcours de la N13 s'inscrit dans l'axe historique de Paris. Mais cet axe ne sera vraiment viabilisé qu'à partir de 1760 et les travaux de Peronnet. Auparavant, le grand chemin pour aller vers l'ouest passait par la rue Saint-Honoré. C'est ce tracé que nous allons parcourir.

Au long de la route - le Paris ancien Modifier

Le quartier des innocents Modifier

La future N13 naissait donc au croisement de la rue St Denis et de la rue de la Ferronnerie. Cette rue est une des plus ancienne de Paris, mais dans son aspect actuelle (ICI), rien ne rappelle le Paris médiéval et surtout, le terrible et lugubre cimetière des innocents, qui y était accolé. Le cimetière débordait largement sur la rue de la Ferronnerie, car cette dernière n'avait que 4 mètres de large quand Henri IV y fut assassiné en 1610. Tout le côté pair est alors le mur du cimetière, qui était surmonté d'un charnier (ici, le charnier des lingères) - galeries où on déposait dans les combles les ossements des défunts.

En 1669, alors que la population change, la bourgeoisie parisienne accapare les lieux et succède aux artisans ; un arrêté royal fait alors élargir la rue à 11 mètres. On abat le charnier pour construire une grande rangée d'immeubles de style classique (du 2 au 14 - toujours existant), tout en continuant à faire cohabiter le cimetière avec l'arrière de ces demeures. On rogne ainsi encore un peu de terrain d'un cimetière déjà étriqué, qui est sensé accueillir tous les défunts parisiens.

Le cimetière sera finalement fermé en 1780, pour être vidé en 1786. Tous les ossements iront garnir les catacombes parisiennes.

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Début de la rue de la Ferronnerie en 1865.

Explication par le site Vergue : ICI

Vue actuelle : [2]

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Fin de la rue de la Ferronnerie en 1865.

Explication par le site Vergue : ICI

Vue actuelle : [3]

La rue St-Honoré Modifier

Jusqu'à la première porte St-HonoréModifier

C'était ici le Paris médiéval qui a grandi à partir de l'an 1000, et qui fut ceinturé par l'enceinte de Philippe-Auguste. La rue tient son nom d'un couvent situé bien plus à l'Ouest, et tout le début de cet axe a été balayé par le percement de la rue des Halles vers 1870.

Les premiers numéros coté pair ont longtemps abrité des éléments des halles médiévales de Paris. Ainsi, la mort avec le cimetière des innocents côtoyaient la vie avec les denrées des halles. Ce quartier des Champeaux va croitre dans cesse pour approvisionner un Paris toujours affamé. Pendant des siècles, la halle aux cuirs sera attenante à la rue St Honoré, avant d'être déménagé en 1785. Les halles vont peu à peu se décaler vers le quartier autour de St Eustache, avant de se voir entièrement reconstruit par Baltard en 1854.

Ce ventre de Paris existera jusqu'en février 1969, date du transfert à Rungis. Les Halles métalliques seront détruites en 1971 et 73, laissant place au fameux trou et bouleversant tout un quartier.

  • no 47 : Demeure d'Antoine de Lavoisier, éminent chimiste mais aussi Fermier général, qui fut à ce titre, comme tous ses collègues, guillotiné en 1794.
  • no 93 : Boutique de l'apothicaire d'Henri IV dans laquelle celui-ci aurait reçu des soins après son assassinat le 14 mai 1610.
  • no 111 : Carrefour de la Croix du Trahoir. Il y eut une station des chaises à porteurs, créée en 1639. Des exécutions capitales y ont eu lieu jusqu'en 1698. Il s'y trouve une fontaine depuis le moyen-age, celle que l'on voit aujourd'hui est de 1776.
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La Croix de Trahoir et la rue St Honoré (1868)

Explication sur le site Vergue: ICI

Vue actuelle : [4]

  • nos 121 au 125 : Hôtel d'Aligre (aussi Hôtel Schomberg). Atelier de Curtius, invité en France par le prince de Conti en 1770. Il sculpta les effigies en cire des personnages en vue de l'époque ; bustes qui, pendant la Révolution, furent pour certains l'objet de manifestations triomphales, comme ceux de Necker et du duc d'Orléans, et pour d'autres l'occasion d'autodafés, comme ceux du Pape et de La Fayette.

L’actuelle rue de l’Oratoire occupe l’emplacement du chemin de ronde interne de l’ancienne enceinte de Philippe-Auguste.

Plan de Paris vers 1530 Braun Paris Porte St-Honore enceinte PA

La première porte St Honoré. A noter la Croix de Trahoir, visible au dessus.

  • no 145 : L'édifice de l'Oratoire du Louvre, a été construit à cheval sur l'emplacement d'une section de l'ancien rempart, nivelé à cet effet en 1621. Il est dû au développement rapide de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus-Christ. Ils furent chassé à la révolution. Le bâtiment est voué au culte réformé depuis 1811.
  • Entre les nos 146, 148 et 152 : emplacement de la première porte Saint-Honoré, bâtie à la fin du XIIe siècle et détruite vers 1540.

Vers la seconde porte St-Honoré Modifier

  • nos 182 au 192 : Bâtiments moderne du ministère de la Culture. C'est l’emplacement de l'ancienne collégiale Saint-Honoré, construite au début du XIIIe siècle. le chapitre fut supprimé en 1790 et les derniers vestiges de l'édifice seront démolis en 1854.
  • no 151 : le centre commercial du Louvre des antiquaires, aménagé dans les anciens Grands Magasins du Louvre.

La place du Palais-Royal s'est agrandie peu à peu pour faire une vaste ouverture entre le Palais-Royal et les galeries du Louvre. Sa forme actuelle date de Napoléon III. Plus petite auparavant, on y trouvait un château d'eau, construit en 1719 pour alimenter les bassins du jardin des Tuileries. Il a été détruit en 1848, par un incendie provoqué par les émeutiers lors de la révolution de février.

En face, (no 204) : le Palais-Royal ; Construit par Richelieu en 1628, le Palais-Cardinal sera légué au roi Louis XIII en 1642 devient le Palais-Royal. Il est donné en apanage à Philippe d'Orléans en 1692, et le futur Philippe Égalité y fera faire une profonde reconstruction en 1780, en y créant un lieu d’agitation de la vie parisienne.

  • no 202 : emplacement de L'opéra du Palais Royal. Présent dès le début du palais par la volonté de Richelieu, la salle fut occupée par Molière, puis Lully, avant de revenir à l'Opéra de Paris. Incendié en 1763, une nouvelle salle fut reconstruite, détruite par le feu en 1781. L'opéra s’exila à la salle du théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Ayant échoué à faire reconstruire une nouvelle salle d’Opéra, Philippe Égalité fit construire de 1786 à 1790 la salle Richelieu, l’actuelle Comédie-Française, à l’angle sud-ouest de son terrain.

  • no 157 : Ouvert en 1716, le débit de tabac « À la civette » est le plus ancien en activité de Paris, même s'il n'occupe cet emplacement que depuis 1876.
  • no 161 : Emplacement de l'ancien café de la Régence, fermé en 1910 et à cet emplacement depuis 1864. C'est dans le premier « café de la Régence », situé place du Palais-Royal, que se tinrent vers 1750 des réunions de mise au point de l'Encyclopédie. Ce café était situé sur le trajet des charrettes qui emmenaient les condamnés de la Conciergerie à la place de la Concorde, lorsque la guillotine y était installée. De sa terrasse Jacques-Louis David dessina Danton partant vers l'échafaud.
    Plan de Paris vers 1550 porte St-Honore

    Porte St Honoré (plan Truschet et Hoyau 1550). L'établissement des 15-20 est bien visible.

  • Du no 155 & 161, ces immeubles remplacent l'hospice des Quinze-Vingts créé par Louis IX pour abriter (selon la légende) 300 chevaliers revenus aveugles des croisades vers 1260. L'établissement sera transféré en 1779 rue de Charenton. Une opération immobilière eut vite lieu, effaçant les vieux bâtiments.

Au niveau de la place André-Malraux s'élevait l'ancienne enceinte de Charles V, construite de 1356 à 1383 et détruite à partir des années 1670. On y retrouvait la seconde porte Saint-Honoré, dite aussi porte des Aveugles. Elle fut démolie en 1636 pour faciliter la circulation.

Vers la troisième porte St-Honoré Modifier

Tout le quartier est marqué par la présence de nombreuses figures de la Révolution française. Les débats se déroulaient dans la salle du Manège, puis aux Tuileries toute proche. De nombreux députés habitèrent les environs.

  • no 286 : Église Saint-Roch, construite à la fin su XVIIe siècle. S'y trouve entre autres le tombeau de Denis Diderot, inhumé le 2 août 1784. C'est sur ses marches que se déroula un des principaux épisodes de la répression de l'émeute du 13 Vendémiaire (5 octobre 1795). Bonaparte fit donner le canon contre les sectionnaires venus investir l'Assemblée. Une récente rénovation a pratiquement effacé les traces qui subsistaient de ce mitraillage.
  • no 320 : demeure de Barère, membre du Comité de Salut Public, appelé l'Anacréon de la guillotine.
  • no 209 : demeure et cabinet du docteur Joseph Ignace Guillotin après la Révolution ; un des principaux rédacteurs de notre « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen »
  • no 211 : Emplacement de l'ancien Hôtel de Noailles construit en 1715 sur l'emplacement de l'ancien hôtel Pussort (1687) devenu hôtel d'Armenonville (1697). Il n'en subsiste qu'une façade de style Louis-Quinze, classée. Marie Adrienne Françoise de Noailles (1759-1807) grandit à l'hôtel et y épousa, le 11 avril 1774, le marquis de La Fayette (1757-1834). Le couple en fit sa résidence principale jusqu'en 1783. Ce sera également la demeure de Charles-François Lebrun, Troisième Consul, en 1802.
  • n° 328. A l'endroit où s'ouvre la rue du Marché-Saint-Honoré, était le portail du couvent des jacobins. En franchissant ce portail, on se trouvait dans une grande cour carrée, au milieu de laquelle se trouvait l'église appuyée aux bâtiments du couvent. Ce couvent fut fondé en 1611 et ferma en 1790, il se signalait par une très riche bibliothèque. Le couvent est alors loué aux Amis de la Constitution qui prennent le nom de club des Jacobins. A la chute de Robespierre, le club sera épuré puis fermé le 12 novembre 1794. Les bâtiments seront démolis à partir de 1806.
  • Le Manège sur le plan de Turgot

    Emplacement du couvent et de la salle du Manège (Plan Turgot - 1739)

    Entre les nos 229 et 235 : Emplacement du couvent des Feuillants. C'est dans ce couvent que s’installèrent les bureaux de l'Assemblée Constituante, qui siège dans la salle du Manège toute proche, après son transfert de Versailles à Paris. Une scission du club des Jacobins y élit domicile à partir du 16 juillet 1791, prenant le nom du lieu : ce fut le club des Feuillants, dont les membres les plus connus étaient La Fayette, Barnave, les frères Lameth, Adrien Duport, Le Chapelier, Siéyès, Talleyrand, etc.

Le couvent fut institué en 1587, bénéficiant de la protection d'Henri III. Les religieux quittèrent les lieux en 1790 et les bâtiments conventuels furent démolis vers 1802. Des éléments existent encore comme les immeubles de rapports sur la rue St Honoré ou le chevet de l'église. En revanche, Le portail classique qui constituait l’aboutissement de la perspective de la place place Vendôme, fut détruit lors de l'ouverture de la rue de Castiglione. Il donnait accès à la cour située devant l’église et au passage qui reliait le couvent au manège des Tuileries et à la terrasse des Feuillants.

Sur les ruines seront bâties des salles de spectacles, qui servirent également de lieux de réunions politiques. Aujourd'hui s'y trouve un immeuble construit dans les années 1930.

  • no 370 : Demeure de la marquise de Pompadour, qui tint un salon que fréquentent Crébillon père et Voltaire.
  • no 374 : Salon de Marie-Thérèse Rodet Geoffrin, dite Mme Geoffrin, qui tient également un salon très connu qui rassemblait les esprits de l'époque : Fontenelle, Montesquieu, Voltaire, Grimm, d'Alembert, Helvétius, Marmontel, d'Holbach, Diderot, Hume… de 1749 à 1777.
  • no 263 : couvent des Dames de l'Assomption. Installée depuis 1670, l'église est consacrée en 1676. Il fut transformé un temps en caserne pendant la Révolution. De la chapelle partit le cortège funèbre deLamarque, le 5 juin 1832. Ses obsèques allaient provoquer le déclenchement d'une insurrection qui serait réprimée dans le sang et inspirera à Victor Hugo la scène où il fait mourir Gavroche sur une barricade. Le couvent fut désaffecté en 1884.
  • n° 382 : Emplacement du couvent des Filles de la Conception. Il est fondé par le 3 février 1635 et fermé en 1790. Il fut démoli en 1807, par le percement des rues Duphot et Chevalier de St Georges.
  • no 384 : Demeure et salon de Claudine Guérin de Tencin, qui réunissait Fontenelle, Marivaux...
  • Screenshot-2017-10-25 1652 Gomboust 9 Panel Map of Paris, France (c 1900 Taride reissue)

    Porte St Honoré sur bastion (Plan Gomboust - 1652).

    no 398 : Demeure du menuisier Simon Duplay, qui hébergea Robespierre (2 dernières fenêtres à gauche dans la cour, au 1er étage) de 1791 à 1794. La charrette qui menait l’Incorruptible à la guillotine, le 28 juillet 1794, s'arrêta devant cette maison qui avait été badigeonnée de sang.
  • no 273 : demeure de Sieyès. Auteur en janvier 1789 du pamphlet Qu'est-ce que le Tiers-État ? qui eut un grand retentissement.
  • no 422 : Emplacement de la troisième porte Saint-Honoré de l’enceinte de Louis XIII, construite en 1634 et détruite en 1732.

Au long de la route - le Paris bourgeois Modifier

Cette partie ne devint réellement parisienne qu'avec l'extension des limites d'octroi en 1733. Auparavant, s’étendait les hameaux du Bas-Roule (autour de l’église Saint-Philippe-du-Roule), du Haut-Roule (au niveau de la place des Ternes) et de la Ville l'Évêque (près de la Madeleine).

La rue du faubourg Saint-Honoré Modifier

Une des rues les plus luxueuses de Paris. Elle fera l'objet d'une forte spéculation au cours du XVIIIe siècle. Les nombreux hôtels construits servent aujourd’hui servent de bâtiments officiels, de logements d'ambassadeurs ou de boutiques de luxe. Les premières maisons de la rue du Faubourg-Saint-Honoré furent incendiées en 1871, avec une partie de la rue Royale..

  • no 30 : cité du Retiro ; C'est l'ancienne cour des coches qui servait au remisage des carrosses royaux, puis des voitures publiques desservant les environs de Paris.
  • no 35 : Ambassade du Royaume-Uni ;
  • no 41 : hôtel de Pontalba, (actuelle résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis) :
  • no 51 : l'ancien hôtel de Vergès, puis hôtel de Saxe, puis hôtel Sebastiani, à l'emplacement duquel a été ouverte la rue de l'Élysée. Il fut le théâtre, en1847, de l'assassinat par le duc de Praslin de sa femme, Fanny, fille du maréchal ; un des principaux scandales du règne de Louis-Philippe.
  • no 135 : hôtel de Rigny, (actuelle résidence de l'ambassadeur du Canada) :
  • nos 139-141 : emplacement des écuries que le comte d'Artois avait fait construire par sur les terrains de l'ancienne pépinière royale. Elles furent transformée en caserne sous le nom de caserne du Roule et démolies à la fin du XIXe siècle ;
  • no 154 : église Saint-Philippe-du-Roule construite de 1772 à 1784 par l'architecte Chalgrin
  • no 208 : maison Beaujon construit en 1784. Dirigée par les sœurs de la Charité, il s'agissait à l'origine d'une institution destinée à recevoir les orphelins pauvres de la paroisse mais, dès 1795, elle accueille des malades et devient un hôpital dépendant de l'Assistance publique. Ce dernier est transféré dans de nouveaux bâtiments à Clichy-sur-Seine en 1935 en conservant le nom d'hôpital Beaujon.
  • no 222 : derrière l'immeuble se trouvent le couvent des dominicains et l'église de l'Annonciation, de style néo-byzantin, fondés en 1874.
  • no 252 : la salle Pleyel ;

La place des Ternes Modifier

Nous arrivons ici aux limites du Paris révolutionnaire. Ici s'élevait la barrière du Roule des fermiers généraux, important bâtiment coiffé d'une coupole (rasé en 1860). Cette construction donna également la forme de l'actuelle place des Ternes. Il fut condamné et détruit par la prolongation de l'Avenue de Wagram.

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La barrière du Roule. Elle se situait en plein dans l'axe de l'avenue de Wagram.

Vue actuelle : [5]

L'avenue des Ternes Modifier

Elle doit son nom au hameau des Ternes, qui occupait le quartier. Jusqu'au début du XIXe siècle, il y avait peu d’habitations dans le secteur. Ce secteur appartenait à Neuilly avant 1860. Peu d'éléments particuliers s'y trouvent. Signalons :

  • Près des no61 à 63 : l'Église Saint-Ferdinand-des-Ternes. Plusieurs édifices se sont succédés ici, à partir de 1847. L'édifice actuel, de style néo-byzantin, a été terminé en 1957.
  • no 87 à 87 :passage de la Ligne d'Auteuil. Ouverte en 1854, elle fut établie dès le début en tranchée et en viaduc, pour éviter toute interaction avec la circulation routière. Cette section a survécu à la fermeture la Petite Ceinture en 1934. Elle fut fermée en 1985 pour permettre sa modernisation et une reprise partielle par le RER C (Branche C1). La ligne a été recouverte depuis.

Sur l'avenue passait également l'ancien tramway 37 (Nomenclature STCRP, ex 3 de la TPDS), qui reliait la Madeleine au château de Madrid (Neuilly-sur-Seine)

La Porte des Ternes Modifier

Établie en 1843 lors de la construction des fortifications de Thiers entre les bastions 50 et 51, elle était également le lieu du croisement avec la route de la révolte , qui sera partiellement classée en N 310a dans les années 30. Cette porte sera une des premières dégagées des fortifications, dès 1921.

Outre le tramway 37, y passait également le 38 (Porte de Champerret - Puteaux), le 62 (Porte Maillot - Maisons-Laffitte, ex 18 de la TPDS), le 73 (Porte Maillot - St Ouen, ex 17 de la TPDS).

En juillet 24, le 62 sera détournée vers la Défense, créant une ligne 62 bis sur l'ancien tracé. Mais les jours du tram étaient comptés ; le 37 disparaitra en mai 1930, le 73 en avril 34, le 62 bis en décembre 34, le 38 en décembre 36.

Juste en avant de la porte, ce situait le Rond-Point de la révolte. Une statue de Bartholdi célébrant les aérostiers du siège de 1870 s'y tint jusqu'en 1941. Le triangle formé par les portes Maillot, de Neuilly et des Ternes fut avant même la destruction des fortifications, un haut lieu d'amusement et de rencontre des Parisiens. A une salle de spectacle construite en 1900, succéda le célèbre Luna-park, jusqu'en 1948. Les friches restèrent en l'état, jusqu'à la construction du palais des congrès et de l’hôtel Lafayette-Concorde en 1974. La petite église Notre-Dame-de-Compassion fut démontée et reconstruite pierre par pierre une centaine de mètres plus loin.

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L'arrivée à la Porte des Ternes, à la Belle époque. Le passage peut être fermé par les grilles de l'Octroi. Bizarrement, les Entrée/Sorties se situent à l'inverse du sens normal de la circulation.

Vue actuelle : [6]

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Vue rare au travers des fortifications parisiennes. Sont biens visibles l'épaisseur du mur, comme les fossés. Au premier plan, une guérite d'octroi.

Vue actuelle : [7]

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Le rond-Point de la Révolte, avec la statue des aérostiers. La circulation est encore bien discrète.

Vue actuelle : [8]

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Vue de la porte coté ville. Les fortifs sont bien visibles, mais peu élevées en comparaison des immeubles derrière.

A noter un beau tramway à impérial au premier plan.

Vue actuelle : [9]

Le quartier fut évidemment bouleversé par le passage du périphérique en 1970.

Pour aller plus loin Modifier

Le cimetière des innocents : [10]

La mort d’Henri IV : [11]

Les anciennes Halles : [12]

Histoire détaillée des Halles : [13]

Le quartier Richelieu : [14]

Histoire du quartier du Roule : [15]

L'ancienne ligne d'Auteuil : [16]