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Histoire rapide Modifier

Le territoire de Rueil fut fréquenté depuis une période très ancienne : des traces de fondations datant du Mésolithique ont été retrouvées en bord de Seine.

La première mention historique de Rueil, ou plutôt de Rotoialum villae remonte au VIe siècle. Expression désignant alors une villa dans le style romain, c'est à dire une ferme, marquant l'activité agricole des lieux. Charles le Chauve, vers 870, donna ce domaine à l'abbaye de Saint-Denis. Peu d'évènements marqueront l'histoire du bourg, si ce n'est le ravage des lieux lors de la Chevauchée d'Édouard III en 1346.

Les moines vendirent le domaine en 1633 au cardinal de Richelieu, qui s'installa au château du Val et en fit sa résidence favorite. Ce dernier, enchanté du calme des lieux, finança également l’achèvement de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul en faisant édifier sa façade.

Après la mort du cardinal, le château fut un temps le refuge d'une partie de la cour, notamment de Louis XIV, de sa mère Anne d'Autriche et de Mazarin pendant la Fronde. C'est d'ailleurs là que fut signée la Paix de Rueil le 11 mars 1649.

En 1754, la construction de la caserne des gardes suisses fit considérablement augmenter la population. Mais la ville prit une importance tout autre que le château de Malmaison accueillit Napoléon Bonaparte et sa femme Joséphine de Beauharnais. Pendant le Consulat, Napoléon y passa même beaucoup de temps dans des réunions de son gouvernement. Après leur divorce, Joséphine resta à la Malmaison et fit construire des serres chauffées afin d'assouvir sa passion pour la botanique. Avant de mourir, elle y reçut le tsar Alexandre, attenuant peut-être le sort de la France suite à la défaite Napoléonienne.

En 1815, les Anglo-Prussiens prirent Rueil et la pillèrent.

Pendant le siège de Paris de 1870-1871, les lieux furent le théâtre de plusieurs combats, en particulier les 21 octobre 1870 puis 19 janvier 1871 lors des première puis seconde batailles de Buzenval.

Par la suite, Rueil fut appréciée par les Parisiens pour ses guinguettes du bord de Seine. Elle est alors une ville de maraîchage, de vignoble et de blanchisseries. L'urbanisation arrivera à partir des années 60, avec la construction de grands ensembles tertiaires.

Au long de la route Modifier

Ce qui sera la N13 a connu deux tracés. Un premier chemin médiéval, partant de Nanterre centre et reliant Rueil centre. De nombreuses parties ont disparu du fait l'urbanisation, mais les actuelles Avenue du Rueil à Nanterre, ainsi que les rues Mermoz et Péri, en seraient le reliquat. La route fut rectifiée par la suite pour donner le tracé de la N13 historique, l'actuelle D913, qui évite le vieux centre de Rueil. Sur cette route circulait le tramway de Paris à St Germain (devenu le 58 en 1921), électrifiée en 1911 et fermée en 1935.

La route historique s'est agrandie sur les emprises du tram et des trottoirs, restant encore en 2x2 voies sur son parcours. Une trémie existe toujours au croisement avec le Boulevard Mal Juin.

On y trouve :

  • La caserne des gardes suisses. Construite en 1756 pour loger ce corps de protection du roi. Devenu par la suite caserne militaire. Visible, ICI.

Puis, en suivant la route médiévale (par les rues Zamenhof, Maurepas, Le Coz et Impératrice Joséphine) :

  • L'église Saint Pierre et Saint Paul, érigée dans sa forme actuelle à partir de 1584 ,avec une belle façade commandée par Richelieu. On y trouve les tombeaux de Joséphine et Hortense de Beauharnais. Voir ICI.
  • Le Château de Bois-Préau, dont la forme actuelle date de 1854. Contiguë au domaine de la Malmaison.

Et avant de quitter les limites communales, le fameux château de la Malmaison. Le Château de la Petite Malmaison, voisin et également construit par Joséphine, a la particularité d'avoir vu la première construction importante en verre en France, pour les serres chauffées de Joséphine.

Vues de la route Modifier

N13 historique Modifier

510 001
La nationale, vue vers Nanterre, croisement avec la rue Gabriel Péri.

Le bâtiment en premier plan abritait le bureau d'octroi.

Le quartier est en phase de modernisation, et ces maisons viennent de disparaître.

Vue en 2008 : [1] ; et en 2017 : [2]

892 001
La station de Tramway (après l'électrification de 1911). Ici l'emprise de ce transport était importante, mais la route a tout balayé.

Le kiosque a malheureusement disparu.

Vue actuelle : our aller plus loin*m:gmtmolkjh;hk;[3]

959 001-0
Croisement avec la rue Maurepas.

Le café est toujours présent.

Vue actuelle : [4]

Pour aller plus loin Modifier

Plan ancien de Rueil (1930) : [5]