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Commune agricole au cœur du plateau de Saclay, elle accueille depuis l'après-guerre un grand nombre d'institutions de recherche scientifique et de grandes écoles.

Histoire rapide Modifier

Saclay apparaît dans l’histoire quand l'ingénieur Gobert, intendant des bâtiments du roi Louis XIV, eut l'idée de recueillir les eaux de pluie tombant sur le plateau (d'altitude plus élevée que celle de Versailles), pour alimenter les bassins de son château.

Ainsi, des rigoles y furent établies pour alimenter les bassins du parc de Versailles. En plus de ces dispositifs, on fit creuser un premier étang (l'Étang vieux, vers 1675) où s'écoulent les eaux des environs, avec un canal menant vers les réservoirs de la Bièvre.

En 1684, on créa une digue avec chaussée (devenue la N446 historique) et l'eau put arriver à Versailles par les aqueducs de Villedomble, du Plessis et de Buc (encore visible). On fit également creuser l'étang de Villiers (aujourd'hui comblé en partie et incorporé dans le CEN de Saclay) qui fut réuni à l’étang de Saclay par l'aqueduc des mineurs, ainsi qu'un deuxième étang, appelé Étang neuf. Quelques pavillons royaux furent également construits.

À l'écart du chemin de fer et des voies de communication, Saclay fut épargné par l'urbanisation galopante.

A la suite de la création du Commissariat à l'énergie atomique, la construction du centre CEA de Saclay commence en 1947. L'architecte du centre est Auguste Perret et il s'étend aujourd'hui sur 220 ha. C'est en 1946 également, que le plateau accueille le centre d'essai des propulseurs, au fort de Villeras

Depuis 2006, Saclay se trouve au cœur du projet de grappe industrielle Paris-Saclay, engagée par l’État dans le cadre des investissements d'avenir. L'objectif est de réaliser une Silicon Valley française, mêlant recherche de pointe et entreprises pour créer l'un des plus grands pôles d'innovation au monde. L'Université Paris-Saclay regroupera plus de 60 000 étudiants et 11 000 chercheurs, et accueillera de nouveaux établissements dans les années à venir, comme l’École centrale Paris, AgroParisTech ou l'ENS Cachan.

Le site aurait du accueillir l'exposition universelle de 2025, avant l'abandon de la candidature française.

Au long de la route Modifier

N 306 Modifier

La route ancienne se retrouve dans la toponymie actuelle. La rue de Paris signale ainsi l'origine de la route. Elle se poursuivait par les rues Charles Thomassin et Robert Thomas.

On y croise :

  • L'Église Saint-Germain : origine XIIe siècle, mais remaniée ensuite. L'église, dont la tour, date du XVe siècle.

N 446 Modifier

Pavée et rectifiée sur les aménagements hydrauliques du château de Versailles.

On y croise :

  • Le fort de Villeras. Construit de 1876 à 1881, il est rapidement obsolète. Détruit en partie par les allemands en 1944, il a servi aux essais des moteurs et hélices, pour l'armement français.
  • Le pavillon de l'Étang daté du XVIIe siècle, sur la digue séparant les deux étangs de Saclay.
  • Le Christ-de-Saclay (XVIIIe siècle) : placé au milieu de l'important carrefour, il est démonté à la Révolution après avoir été criblé de plomb. Une copie le remplace aujourd'hui.

Christ-de-Saclay Modifier

Cet important carrefour fut crée lors de la création des différentes routes du plateau de Saclay. Outre les chemins agricoles, c'est la route de Versailles à Arpajon, (future N446) qui marquera les lieux. La route de Paris à Chevreuse (future N306) complétera le croisement avant la révolution. Par la suite, les routes seront modernisés. Carrefour stratégique, sa desserte des établissements scientifiques amène sa saturation, renforcée par sa jonction avec la moderne N118.

Des transports en commun performants, comme le TCSP Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines, la future ligne 18 du métro, doivent améliorer la situation.

Vues de la route Modifier

N446 Modifier

780 001
Pêche dans les étangs de Saclay. Le pavillon du roi est bien visible.

Nul doute que la circulation actuelle ferait fuir les poissons.

A noter une route déjà bien pavée.

Vue actuelle : [1]

et du croisement du Christ Modifier

625 001
La vieille auberge du Christ, vers 1900. Son aspect indique qu'elle devait servir de remisage pour les chevaux.
208 001-0
Même vue vers 1960. A noter l'aménagement du carrefour et le mobilier Michelin allant de pair.

Tout est fait pour l'accueil de l’automobiliste... Depuis, les stations services ont disparu.

Vue actuelle : [2]

119 001-1
Vue vers Bièvres (vers 1950). A noter encore les beaux panneaux Michelin, et les bornes massives.

Vue actuelle : [3]

677 001
Auberge du Christ vers 1900, concurrent évident de la vieille auberge précédente.

On est déjà prêt à accueillir les autmobilistes.

146 001
Même vue vers les années 20, la modernité arrive avec l'électricité et les pompes à essence.

Le bâtiment disparaîtra avec la création du grand carrefour, vers 1960.

Vue actuelle : [4]

694 001
Dernière vue en arrivant de Chevreuse

Vue actuelle :[5]

Pour aller plus loin Modifier

Reportage photos du Fort de Villeras : [6]