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L'histoire de Saint-Germain-en-Laye a été longtemps liée à la présence de ses châteaux, qui furent une résidence régulière des rois de France. Son importance diminua grandement par la suite, avec l'installation de Louis XIV à Versailles. La forêt de Laye est également un lieu incontournable de l'environnement parisien.

Histoire rapide Modifier

Origines Modifier

Il existe peu de vestiges archéologiques dans le territoire de la commune, mais il a été reconstitué dans les fossés du château, des sépultures néolithiques découvertes dans les environs. Les premières installations permanentes semblant dater du VIIe siècle, quand les Francs s’installèrent dans le vallon du ru de Buzot. L'expédition Viking de 845 apporta son lot de pillage.

Il semble que ce fut le roi Robert le Pieux qui fonda un petit monastère dédié à saint Germain de Paris, avec une église abbatiale consacrée à saint Vincent (entre 1000 et 1030). Son fils, Henri Ier donne cette petite abbaye à l'évêque de Paris, qui la céda à son tour à l'abbaye bénédictine de Coulombs.

Mais vers 1124, le roi Louis VI voulu imposer son autorité dans le secteur, et fit construire une résidence royale (à l'emplacement du château actuel), face au prieuré Saint-Germain. Le village commença alors à se développer au XIIe siècle, sous la tutelle du seigneur local qui est le prieur du monastère.

C'est Blanche de Castille qui fit aménager la route entre Saint-Germain et Poissy à travers la forêt et Saint Louis qui agrandit le château en faisant construire la Sainte Chapelle achevée en 1238. L'importance de St Germain grandit encore quand en 1286, Philippe IV en fit une prévôté, premier degré de la justice royale.

La ville est pillée et brûlée le 15 août 1346, lors de la chevauchée d’Édouard III. Vingt ans plus tard, sous Charles V,le château sera reconstruit et transformé en forteresse. Cela n’empêcha pas le pillage du pays en 1415, ainsi que l'occupation anglaise de 1417 à 1440.

De la Renaissance à la RévolutionModifier

C'est François Ier qui fit du château de Saint-Germain-en-Laye sa résidence favorite. c'est en 1539, qu'il réalisa la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connaît actuellement. Le village, profitant du développement du commerce lié à la cour, s'agrandit et atteint environ 3 500 habitants.

En 1547 s'y déroula l'épisode du coup de Jarnac. Henri II fit débute la construction du « château neuf », mais la construction ne sera terminée que sous le règne d'Henri IV, vers 1600. Lieu politique important, la château fut le lieu d'intenses tractations lors des guerres de religions :

  • Le 17 janvier 1562, l'Édit de Saint-Germain accorda aux protestants français la liberté de conscience et une certaine liberté de culte.
  • En novembre 1583, Henri III convoqua une assemblée des notables chargée de vérifier les titres d'exemption et de réprimer les abus dans toutes les élections des pays de taille.

En 1599, Henri IV exempta les habitants de toutes charges, privilège qui dura jusqu'en 1789.

Lors de la Fronde, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV se réfugièrent précipitamment au Château-Vieux. Une peur de Paris qui a probablement influencé le roi de transférer ensuite la Cour à Versailles, mais de 1661 à 1682, il passa une partie importante de son temps à Saint-Germain, en faisant aménager par Le Notre des jardins à la française et la Grande Terrasse entre 1663 et 1680. Le bourg se développe toujours et sa population atteint 12 000 habitants en 1680. Madame de Montespan y fait construire l'hôpital général royal ainsi que le couvent des Ursulines, tandis que les nobles font bâtir de nombreux hôtels particuliers dont beaucoup existent encore de nos jours.

Mais le 20 avril 1682, la Cour part définitivement pour Versailles. Saint-Germain-en-Laye connaît alors une phase de déclin prolongé malgré le séjour du roi de Grande-Bretagne Jacques II, qui vit en exil au château, de 1689 à sa mort en 1701. Au XVIIIe siècle, ce sont les ducs de Noailles qui tiennent le haut du pavé. Leur demeure, l'hôtel de Noailles, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, avec son parc de 42 hectares, est somptueuse.

En 1777, Louis XVI fait don du Château-Neuf, en mauvais état, à son frère Charles, (futur Charles X). Celui-ci le fait démolir avec l'intention de le reconstruire entièrement, mais la révolution l'en empêchera. Cette même révolution rebaptise la ville Montagne-du-Bon-Air; tandis qu'en 1794, la commune de Saint-Léger-en-Laye, qui s'étendait dans la vallée du ru de Buzot, est absorbée. Elle connaît un net déclin démographique, perdant un tiers de sa population. Au recensement de 1800, la ville ne compte plus que 8 954 habitants.

De la Révolution à aujourd'huiModifier

Sous l'Empire, le Château-Vieux est réparé pour y former une école de cavalerie. Il accueille l'école spéciale militaire de cavalerie en 1809 et fusionnée en 1914 avec l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. La ville est occupée en 1814 et 1815 par les troupes alliées (russes, prussiennes et britanniques) qui ont vaincu Napoléon. Elle est soumise à des réquisitions et des contributions de guerre et doit loger près de dix mille soldats.

Le 24 août 1837, c'est la première circulation du train Paris - Saint-Germain, première ligne ouverte au service des voyageurs en France (mais limitée au débarcadère du Pecq , de l'autre côté de la Seine). Son prolongement jusqu'à Saint-Germain n'interviendra qu'en avril 1847. L'implantation de la gare, sur la place du château bouleversant le jardin créé par Le Notre.

Le 8 mars 1862 un décret impérial acte la création dans le château d'un Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines (renommé plus tard Musée des antiquités nationales, puis récemment musée d'Archéologie nationale). À cet effet, le château est classé monument historique et les premiers travaux de rénovation sont engagés par l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. La restauration entreprise par Millet, restitue le château dans son état Renaissance, en détruisant les pavillons ajoutés par Mansart à la fin du XVIIe siècle. Les travaux ne s'achèvent qu'au début du XXe siècle.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville est occupée du 20 septembre 1870 au 12 mars 1871. Saint-Germain a son martyr : le facteur Armand Brare, pris par les Prussiens alors qu'il transportait des dépêches à travers leurs lignes et supplicié à coups de fouet dans la forêt de Saint-Germain. Incarcéré à Versailles, il s'évade et est fusillé en février 1871 alors qu'il tentait de traverser la Seine à la nage.

Le 16 mai 1890, la ligne du tramway Paris-Saint-Germain (PSG) est mise en service. Cette ligne de 18,7 kilomètres, à traction à vapeur, relie ainsi le château à la place de l'Étoile via Rueil-Malmaison et la Défense en 1 h 30 environ. La ligne est électrifiée en 1912, avant de devenir la ligne no 58 des STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne), pour fermer le 21 janvier 1935. Il passait par les rues Gal Leclerc, Gambetta et Thiers. L'arrivée du 60, en 1911 et en provenance du Pecq, fera établir une boucle par la place Malraux et les rues St-Louis et Lyautey.

En 1896, une autre ligne de tramway relia Saint-Germain à Poissy (5,7 km). Après bien des avatars, elle fermera fin 1933. Elle passait par les rues Foch et de la République. Le 1er janvier 1912, est mise en service la ligne de la CGB entre Saint-Germain et Meulan. Cette ligne à écartement de 1,44 m a fonctionné jusqu'au 30 juin 1948, elle passait par les rues Péreire, Carnot, Desoyer et de Paris.

Le 10 septembre 1919, le Traité de Saint-Germain est signé dans une salle du château. Ce traité établit la paix entre les alliés et l'Autriche et consacre l'effondrement de la monarchie austro-hongroise.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, L'état-major du Grand Quartier général allemand pour la Zone Occupée s'installe au Pavillon Henri IV tandis que de nombreux autres services de l'armée d'occupation s'installent en ville. Saint-Germain-en-Laye devient ensuite le siège de l'Ob West, commandement des forces allemandes de la Norvège à Biarritz. Une douzaine bunkers sont construits à partir de 1942 par des ouvriers réquisitionnés pour l'Organisation Todt, en particulier des bunkers enterrés destinés au commandement et situés près de la rue Félicien-David ; ils servaient de poste légèrement avancé avancé non loin de Paris. Les autres bunkers se trouvent au centre de la cité Médicis, dans le parc du château, en contrebas du pavillon Henri IV, au 25 bis rue Alexandre-Dumas, à la villa David, dans le parc du collège Marcel-Roby, au 13 rue des Monts-Grevets et aux 6 bis, 10 ter et 13 boulevard Victor-Hugo. En mai et juin 1944, la commune subit de nombreux bombardements alliés. Sont particulièrement visées les infrastructures de transport, le pont du Pecq, le viaduc Saint-Léger sur la Grande Ceinture, la gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture et surtout les installations du triage d'Achères dans la forêt.

En mai 1954, le Grand quartier général des forces américaines en Europe (United States European Command, USEUCOM) s'installe au Camp des Loges. Il quittera Saint-Germain le 5 février 1967 lorsque le général de Gaulle décida de quitter l'organisation intégrée de l'OTAN. Dans les années 1950, on précède également à la déviation de la N13. Cette déviation, qui soulève beaucoup de critiques car elle est accusée de couper la ville en deux, est achevée en 1959.

Le 1er octobre 1972, c'est la mise en service du RER qui relie directement Saint-Germain-en-Laye au centre de Paris et au-delà à la banlieue sud-est en court-circuitant la gare Saint-Lazare, et en même temps donne un accès direct et rapide au pôle d'emplois de La Défense.

L'autoroute A14, inaugurée le 6 novembre 1996, traverse la commune en souterrain grâce à un tunnel long de 2 810 m passant sous la Terrasse et la forêt.

Au long de la route Modifier

N 13 médiévale Modifier

La route passait par la rue du Raidillon, puis les rues Dumas et St Louis, avant de se diriger vers Poissy, par les rues Foch et de la République.

On y retrouve :

  • La caserne de Gramont ; qui servait de Grandes écuries, pour la cavalerie Royale. Devenu après la libération PC de la 2ème DB, est reconverti récemment en logements.
  • Des Hôtels particuliers (Voir par exemple, ICI, ICI ou ICI).
  • Le château-vieux, résidence royale et aujourd'hui, musée. Dans les fossés, ont été reconstitués des mégalithes, ICI et ICI.
La gare de St Germain. Bien que la ligne soit en tranchée, le premier bâtiment de 1847 avait défigurée le grand parterre attenant. Ce bâtiment fut détruit en 1972 pour une gare souterraine, rétablissant l'équilibre des lieux.
St Germain gare

Vue aérienne de 1949 et 2014, avec évolutions des emprises ferroviaires ((C) Geoportail)

Et en sortie de ville, dans la foret, le camp des loges, avec ses établissements sportifs, et militaires.

N 190 Modifier

N'étant pas une voie ancienne importante, le parcours ancien de la N190 est difficile à repérer et s'avère tortueux. Un voyageur venant du Pecq et voulant aller à Mantes en restant rive gauche devait passer par les rues suivantes : Rue de Paris, Grande Fontaine, Maréchal Joffre, Maréchal Galliéni et Boufflers. Évitant le centre historique, ce parcours recèle peu d'éléments intéressants. A signaler, à l'emplacement de la place du marché-neuf, la présence du premier cimetière de St Germain. Il fut fermé en 1774, pour être transféré au cimetière ancien actuel. L'ancienne ligne de Grande ceinture (ouvert en 1882), tout comme la moderne N13 (ouverte en 1959), ont coupé ce parcours.

Vues de la route Modifier

N13 Modifier

755 001
La place de la Comédie (Aujourd'hui Malraux). A noter le tramway du PSG.

Vue actuelle : [1]

615 001
La place du château et les hotels princiers.

Vue actuelle : [2]

128 001
Vue vers la gare de 1847.

Elle disparaîtra, tout comme le bâtiment à coté, en 1970.

Vue actuelle : [3]

917 001
Rue de la République (Vue vers le château).

A droite, la chapelle de la congrégation St Thomas.

Vue actuelle : [4]

677 001-0
Vue sur une station du tramway St-Germain-Poissy.

Vue actuelle : [5]

239 001-0
Arrivée vers la place des combattants. Peu de modifications.

Vue actuelle : [6]

494 001
Entrée de St Germain, par Poissy. Peu de changements visibles, mais la voie de tramway continue à servir.

vue actuelle : [7]

688 001
L'octroi de St Germain, sur la route de Poissy. Le bâtiment existe toujours.

Vue actuelle : [8]

904 001
Le passage à niveau de la liaison entre St-Germain GC et St-Germain château. La maison du garde-barrière existe toujours, sur la gauche de la vue.

Vue actuelle : [9]

N190 Modifier

235 001
La rue de Paris, vue vers Paris. Au premier plan, la caserne Gramont.

Vue actuelle : [10]

005 001
Rue de Paris, vue opposée à la précédente.

Vue actuelle : [11]

459 001-0
La place du Vieux-Marché. Peu de changement encore à signaler.

Vue actuelle : [12]

416 001
La place du Marché-Neuf.

La Halle au blé au fond a disparu pour céder la place à la Poste (1912). Le bâtiment au premier plan était un marché couvert, surmonté d'un réservoir et a disparu également.

Vue actuelle : [13]

Pour aller plus loin Modifier

St Germain vers 1700 : [14]

Les hôtels particuliers de St Germain : [15]

Les bunkers de St Germain et la présence allemande : [16]